03/10/2007

Les Baisers

Baromètres de l’intimité,
Il y a mille et un baisers,
Caressants, possessifs ou salaces,
Archaïques, subtils ou fugaces. 

Ils parlent mieux qu’un mot,
Autant le corps que le cœur donnent chaud,
Gourmands, affamés ou timides,
Cannibales, impérieux ou avides. 

Passion, désir et tendresse,
Variété infinie de bouches en caresse,
Vampires, prédis ou perdus,
Volés, magiques ou inattendus. 

Le cœur s’emplit et l’esprit titube,
Frissonnés, fiévreux ou incube,
Délicieux, fruités ou extatiques,
Déposés, fatals ou aromatique. 

Dans le cou, signe de passion,
Flamme, ivresse et adoration,
Signe d’amour sur les lèvres,
Ivresse, inspiration et fièvre. 

Absorbeurs d’essence vitale,
Buveurs de souffle, douceur labiale,
Effleurés, volés ou frottés,
Nourriture de l’âme que des baisers. 

Boulimiques, à la vanille ou chocolat,
Ils sont de mes desiderata,
Artistiques, à la gouache ou au crayon,
Des baisers en toutes saisons. 

 

22:40 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

26/09/2007

Il y a les mots

Il y a les mots que l’on ne dit pas
Parce qu’on les a tus trop longtemps
Parce qu’ils nous font trop peur
Parce qu’il est trop tôt
Parce que ce n’est pas le moment
Parce qu’on a appris à se taire
Parce qu’on ne sait comment les dire
Parce qu’on ne peut que les écrire
Parce qu’on ne sait pas s’ils sont permis
Parce qu’on n’ose pas aller vers l’autre
Parce qu’il est dangereux d’aimer
Parce qu’on n’arrive plus à ôter son masque
Parce qu’on se sait tellement fragile
Et qu’on préfère se protéger
Parce qu’on n’ose pas demander
Tous ces mots que l’on ne dit pas
Alors qu’ils déplaceraient les montagnes
Alors qu’ils ouvriraient portes et fenêtres
Alors qu’ils bâtiraient des ponts, des routes
Alors qu’ils feraient chanter la lumière
Et revenir la vie

18:21 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

04/08/2007

Telle que vous êtes

Telle que vous êtes,

Quatre mots d’une valeur intense,

Quatre mots magiques,

Peut être bien plus puissants qu’un Je vous aime.

 

Telle que vous êtes,

Quatre mots dépassant les frontières,

Une force intérieure au-delà de toute raison,

Une musique entre toutes qui fait danser la vie,

Car qui pourrait rejeter une telle magnificence.

 

Telle que vous êtes,

Un jour d’éternité dans l’éblouissement de l’instant présent,

Une Force,

Une Plénitude,

Emplie de grâce et de douceur.

 

Telle que vous êtes,

Ces mots qui vont si bien ensemble,

Ces mots qui naissent sur les lèvres,

Mais ne s’évanouissent pas dans les airs,

Ces mots abondance et joie.

 

Telle que vous êtes,

Une potion magique avec tes croyances,

Avec tes doutes,

Avec tes différences,

Avec tes erreurs passées et à venir.

 

Telle que vous êtes,

Une flamme incandescente,

Des mots d’amour,

Une phrase déclaration,

L’éternité hors saison.

 

12:57 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

29/07/2007

Avec Toi

Avec toi,

La vie chante comme une musique,

La mélodie est suave,

La vie est une caresse,

Les fruits sont nectars,

Les larmes sont chaleurs,

La nature est majestueuse,

Les couleurs s’intensifient,

Les arbres se gonflent,

Les rues se dé-sombrent,

Les nomades s’arrêtent.

 

Avec toi,

Humilité, gratitude, jubilation,

Don magnifique,

Rien ne se sépare de rien,

Tout est relié,

Conscient et heureux d’être,

En-rythmé avec l’univers,

Macrocosme et microcosme régissent à plein pouvoir,

La raison d’être devient enchantement.

 

Avec toi,

Pleine satisfaction d’exister devient bien suprême,

Contre quoi bien matériel est dérisoire,

Symphonie et vibration générale,

Unité suprême quelque soit les croyances,

Tous sont accord, croyants ou non,

Bouddhistes, Chrétiens, Musulmans, Juifs et Autres.

 

Avec toi,

Passer à travers les apparences,

Pour vivre en vérité,

En harmonie avec soi,

Et ensuite avec les autres,

Aller au-delà de l'espoir, du désespoir, du rêve,....

Jusqu’au savoir,

Jusqu’à à la conscience,

Jusqu’à la réalité,

Jusqu’à la vérité.

 

Avec toi,

Tenir, avancer vaillamment,

Avec sur les lèvres... un sourire,

Confiance et amour s’offrent gratuitement et complètement,

Vibrer d’éternel et de transitoire,

Beauté particulière, inhérente à des passions nouvelles.

 

Avec toi,

La vie est une Ligne, cette courbe là…

Un Son, cet accord là...

Un Toucher, cette caresse là...

Une Saveur, ce goût là...

Une Odeur, ce parfum là...

 

Avec toi,

Quelque chose d’absolu et de particulier,

Une beauté absolue et éternelle,

Amant de la beauté spirituelle,

Un oasis jamais épuisé,

Etoile polaire à la beauté éclatante,

Disciple de Senèque,

Relais à l’univers

 

Avec toi

Oh oui, avec toi.

 

 

10:25 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

26/07/2007

Esperanza

Esperanza,
D’un bien-être en nos cœurs,
Esperanza,
Et l'espoir est en nous.

L'amour est né de tous petits riens,
De mots anodins,
Prenant forment malgré nous.

Et dans nos cœurs il a fait son nid,
S'est épanoui dans nos rêves un peu fous.
Et pourtant au lieu de louer la providence,
Et cette chance bien à l'avance,
J’ai voulu savoir si plus tard …

Mais puisque je t'aime,
J’ai envie qu’on oublie tout,

Gommer et recommencer.

Qu’on vive le moment qui vient,
Sans avoir peur des lendemains.
Qu'adviendra-t-il ?
Qu'importe, c'est la vie.
Je ne connais en tout que ce cri :

Esperanza
Cesser de se tourmenter,
De se torturer,

De s'inquiéter,

À quoi bon.
Car ces pensées qui font du mal,
Me semblent anormales,
Se ronger sans raisons,
Crois-moi, il faut oublier pour toujours ce qui tracasse,
Et les angoisses car le temps passe,
Et ce qui est perdu jamais ne revient rire,
Mais sans rien dire il se retire.

Tu vois, moi, je prends jour aux lueurs de ton cœur,
Pour te donner de l’amour, le meilleur.
Ne sachant si demain peut donner du nouveau,
J'ai confié mon destin à ces mots

Et ces mots se résument en un…

Esperanza

19:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/07/2007

J' m'en fous

J' m'en fous complètement,

Il pourrait m'arriver n'importe quoi,

Je pourrais être n’importe où,

J' m'en fous.

 

J'ai mon amour qui est en moi,
J'ai mes croyances qui font que je crois,

Mon univers avec ses lois,

Le reste, j’ m’en fous.



Tant que ses bras m'enlacent,
Tant que sa bouche m'embrasse,

Tant que ses yeux me caressent,
J’ m’en fous.

 

Passer des heures avec lui,

Aller n'importe où,

Même sans le sou,

J’ m’en fous.

 

Tant qu’il est ce qu’il est,

Et ce qu’il n’est pas,

Danser, fermer les yeux,

Le reste, j’ m’en fous.

 

Oublier le temps,

Laisser couler les heures,

Tant que mon âme est avec lui,

J’ m’en fous.

 

Et ce que les gens pensent de moi,

A aimer d’un amour comme ça,

Tant qu’il aime être dans mes bras,
Tout le reste, j’ m’en fous.

21:02 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/07/2007

L'orage

Elle aimait l’orage.

Elle aimait lorsqu’il retentissait de toute sa puissance,

Comme si le ciel se déchirait.

Elle aimait ce son grave,

Comme si toutes les colères humaines s’étaient rassemblées en un seul cri.

Une plainte venue de l’au-delà avec toutes les forces du monde réunies.

 

Pendant les orages,

Elle prenait un plaisir à ouvrir la fenêtre,

S’asseoir au rebord et observer les éclairs.

En comptant jusqu’au grondement.

Elle se délectait en regardant tomber les pluies torrentielles.

 

Elle aimait à penser que la nature entière se mettait en révolte

Contre lequel l’humain ne peut rien.

Adad revenu à Babylone en compagnie d’Indra

Arinna chevauchant les nuages sur son char en compagnie de Thor.

 

Cette fois, elle était seule.

Elle attendait dans la voiture à admirer cette émeute naturelle.

Elle regardait les gens courir pour trouver un refuge.

Elle restait là.

À l’opposé de certains, l’orage la calmait, la rassurait.

Et ce petit pincement de peur la mettait plus en vie encore.

Elle rêvait même parfois qu’un éclair l’emporte.

 

Et la radio chantait,

Elle aimait aussi écouter la musique en voiture.

Enfermée dans ses quatre murs de métal,

Elle pouvait mieux percevoir les mots et les notes.

 

Et puis,

Cette chanson,

Chanson fantôme,

Surgie d’outre-tombe,

Cette chanson qu’elle n’écoutait plus,

Ces paroles qu’il lui avait fait trop de bien,

Pour ensuite lui faire trop de mal

 

L’orage était maintenant en elle.

Il poussait ses plaintes insupportables dans ses tripes.

Sa douleur indescriptible,

Sa puissance inégalée,

Sa force jamais pondérée.

Comme pour le ciel,

Ses viscères se déchiraient avec une puissance démesurée.

 

Un souvenir comme l’apparition d’un spectre.

Cet air, elle ne l’écoutait plus depuis un temps.

Ces mots l’affligeaient comme un couteau tourné dans une plaie.

Chanson déclaration,

Chanson aveu.

Elle l’avait écouté vingt à trente fois par jour.

Et l’entendre la ramenait à toutes ces questions laissées sans réponse.

Avait-elle pris trop comptant les moindres paroles ?

C’était à la fois bon et à la fois douloureux de l’entendre.

Bon parce qu’elle revivait ces moments intenses

Où elle aurait payé cher d’y revenir,

D’y re-goûter.

Et douloureux par l’actualité des choses.

Elle a passé son temps à attendre n’osant plus ou presque plus rien dire.

 

Avec le temps va tout s'en va

Monsieur Ferré avait bien tord.

Elle avait mimé Monsieur Jonasz

En cherchant partout

À en boire toute l’eau des rivières pour voir le fond

Et pour soulever les pierres,

À couper les arbres des bois pour voir plus loin

 

Après l’orage, la pluie,

Après la pluie, le soleil.

Son orage interne en fit de même.

20:28 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/05/2007

Aparté

 

Retrouver sa voix,

Se raconter un peu.

Une sensation d’intimité comme s'ils avaient vécu,

Comme s'ils s'étaient connus très proches,

Heureux de se retrouver là, ensemble.

Mais une pudeur de peur que l’autre s’en échappe.

Bon, très bon de l’avoir entendu.

Les palpitations ne sont venues qu’après avoir raccroché.

Est-cela l’amour ?

Le sentiment amoureux ?

Leurss envies curieuses qui voulaient entendre l’autre,

Ce qu’il fait, ce qu’il a fait, ce qu’il est, ce qu’il ressent.

Toute cette dentresse, qu’est-ce qui leur a échappé ?

Sont-ce les mots qui, si précieux, auraient fait défaut de les avoir trop employés au point d’en perdre la signification ?

Est-ce la folie fonceuse qui aurait fait fuir ?

Serait-ce là où le mot regret prendrait toute sa signification ?

Vivre un amour tellement fort et jamais consommé.

Sans doute l’aurait-il été que l’intensité se serait effritée.

Doivent-ils vivre platoniquement ?

La voix, rien que l'a voix ressource comme si l’entendre suffisait,

Savoir que l'autre est là,

Près de soi,

Près de l’élément le plus intime.

Il y a des choses qui n’ont jamais été dites.

Et pourtant, elles ont été entendues,

Et pourtant...

Et pourtant...

21:35 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

19/05/2007

Le cracheur de feu et le la jeune fille

Jeune et bohème, marginal un peu fou, il venait d'une terre lointaine et voyageait de ville en ville en crachant le feu pour gagner sa vie et en faisant le saltimbanque dans les lieux publics.
Depuis peu, il avait acquérit un chiot labrador de couleur beige et comptait bien en faire son compagnon fidèle. Quoi de mieux qu'un chien pour se tenir compagnie ! Se dit-il.
Chaque année, dans une petite ville de province se faisait une grande fête locale qui durait cinq jours. Tous les habitants étaient en liesse. Les jeux, les rires, les joies, la nourriture, les bonnes bières artisanales se consommaient sans modération. Il y avait aussi des concerts et quelques rituels commémorant l'époque du moyen-âge. C'était jubilation à profusion.
Dans un endroit de la ville, il y avait un lieu assez retiré bien que situé en plein centre, on l'appelait l'îlot. Dans cet îlot, il y avait une taverne où les mêmes personnes s'y retrouvaient chaque année. Ç'en était devenu un lieu familial où tout le monde se connaissait. Il n'y avait jamais d'anicroche et le peu de fois où c'était le cas, les malotrus étaient bien vite éjectés de l'endroit.Tous les soirs, un orchestre différent se présentait. Le gérant de la taverne avait bon goût et les groupes différents étaient, il faut le dire, de qualité.
Saltimbanque (nous appellerons notre personnage ainsi) trouvait l'endroit sympathique et l'avait élu comme quartier général pour les 5 jours de ducasse. C'est là qu'il entreposait ses affaires, venait manger et trouver un peu de repos.
Au second jour, il avait donc abandonné pour un moment son sac sur l'une des tables et en avait fait un lieu douillet pour son chiot, le temps d'une représentation.
Mais voilà qu'à son retour, le chien avait disparu. Toutes ses affaires étaient encore là sauf l'animal. Il chercha un peu partout au sol malgré la foule mais sans succès. Un type le remarqua, lui tapa à l'épaule et pointa du bout du doigt l'autre extrémité de la longue table. Saltimbanque tourna son regard vers l'endroit qui lui était indiqué. Son sang se mit tout à coup en effervescence. Les décibels se transformèrent en une mélodie à la Berlioz, ou encore, à la Brahms. Un tableau de Renoir mis au goût du jour, une scène à la Walter Salles, l'apparition d'un ange... lorsqu'il vit une jeune fille entourer de ses bras l'adorable petit chiot qui dormait à point fermé. Elle avait trouvé l'animal seul sur la table, l'air désemparé et tremblotant, l'ayant enveloppé de ses bras, le chien y avait trouvé chaleur et refuge et s'était endormi. Il admira la scène attendrissante un moment sans bouger, il aurait aimé, l'espace d'un seul instant, une seule petite minute, être ce petit chiot. La jeune fille ne remarqua pas son spectateur tant son attention et son amour était porté sur l'animal. Quelqu'un l'extirpa de ses pensées pour lui faire comprendre que le propriétaire de son petit protégé était là. Toutes communications se faisaient par signe à cause des décibels importants qui fusaient. Saltimbanque se foudroya encore plus lorsque la jeune fille leva la tête vers lui. Elle avait un regard extraordinaire, scintillant, une chevelure sauvage et un sourire de femme-enfant. Saltimbanque comprit par sa moue qu'elle voulait encore un moment choyer le bébé animal. De toute façon, il trouvait la scène bien trop belle que pour les séparer et l'animal paraissait si bien emporté dans un profond sommeil qu'il fit signe à la jeune fille de le garder encore un moment.
Il ne sait pas combien de temps cela dura car pour lui tout s'était arrêté mais il se forçat à se détourner de la scène tant son regard était insistant et ses pensées folles. Après un temps, la jeune fille se leva, lui tendit l'animal et disparut dans la foule.
Il ne savait rien d'elle ni comment elle s'appelait mais cela n'avait aucune importance. Tout ce qu'il voulait, c'était la revoir, ne serait-ce que pour la caresser du regard. Et tout ce qu'il avait d'elle, c'était sa chaleur déposée sur l'animal.
Le lendemain, elle était réapparue de la même manière qu'elle avait disparue la veille. Cette fois, elle était assise sur la table, les pieds déposés sur le banc. Il aurait bien voulu l'approcher mais ne savait pas comment s'y prendre ni trouver un prétexte. Lorsqu'elle remarqua la présence de Saltimbanque, elle scrutait de ses yeux de félins la présence de l'animal. Elle ne s'intéresse pas à moi, se dit-il, seul mon chien l'enthousiasme.
Lorsqu'il put croiser son regard, il lui lança un air complice, ramena devant lui la besace qui pendait à son dos pour lui montrer l'animal dont seul la tête dépassait de son bagage. Le visage de la jeune fille devint encore plus radieux lorsqu'elle vit le spectacle. Elle était attendrie de voir ce petit chiot qui paraissait prendre un fin plaisir d'être niché dans un endroit où il pouvait voir tout ce qui l'entourait. Saltimbanque retira d'une main la bête pour le tendre à la jeune fille. Elle tendit à son tour les siens pour attraper l'animal avec une expression de ravissement. Peux-tu le garder le temps d'une représentation, lui demanda-t-il. Elle répondit d'un sourire approbateur sans prononcer un seul mot. Aussitôt dans ses bras, le petit labrador reconnut, certainement par l'odeur, la chaleur de sa protectrice et se lova dans ses bras tout en enfouissant sa tête dans le cou de la jeune fille. Elle se mit à rire des chatouillements que cela lui procurait et était heureuse que l'animal la reconnaisse. Saltimbanque aurait aimé lui faire le même effet et ses pensées furtives le paralysaient devant elle. Son regard fut tellement insistant qu'elle en comprit le sens, rougit et baissa les yeux au sol en enserrant l'animal avec plus d'insistance comme pour se protéger.
Comme elle paraissait sauvage, il ne voulait pas l'inquiétér et s'angoissait à l'idée qu'elle disparaisse à nouveau, alors il fit un pas en arrière en lui lançant un à tout à l'heure. Il sentait bien qu'il devrait user de prudence et de patience avec elle et pour s'en approcher un peu plus, devrait l'apprivoiser petit à petit.
C'est ainsi que chaque jour, il la retrouvait au même endroit et lui confiait à chaque fois le petit chiot et tous les jours ses disparitions étaient comme un rituel. Il avait pu, à maintes reprises, effleurer du bout des doigts les mains de la jeune fille par l'animal. L'effleurer ainsi lui procurait tant d'émotions qu'il attendait impatiemment ces moments. Plus le temps avançait, plus son coeur battait la chamade à tout rompre. Mais il savait également qu'il lui restait peu de temps. Les jours de festivités diminuaient à grands pas après quoi il ne saurait où la trouver. Tout était mystère en elle. Il ne connaissait ni son prénom, ni le son de sa voix. Tout ce qu'il savait d'elle était dans son regard, son sourire, ses cheveux et ses mains fines.
Au dernier jour arriva ce qu'il redoutait le plus, la jeune fille s'estompa dans la foule pour ne plus réapparaître.
Il revint l'année suivante mais trouva l'îlot complètement vide. La taverne avait fermé ses portes.

07:44 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/05/2007

Etreinte

 

Depuis qu'il la connaissait, il n'avait qu'une envie. La connaître mieux, être son intime, son ami, son frère, son amant.

Depuis qu'il la connaissait, il ne voulait qu'une chose. Lui plaire, l'intéresser, l'attirer, partager.

Mais il ne pouvait rien faire, rien exprimer car elle appartenait à un autre et c'est autre était son Ami, son Meilleur Ami, Son Confident.

Pourtant, c'est à lui qu'elle parlait lorsqu'ils étaient à trois, c'est avec lui que les conversations en tous genres, en tous styles se faisaient. Son ami, lui, ne parlait pas, comme si rien ne l'intéressait, comme si tout l'ennuyait, comme s'il était ailleurs.

Un jour, ils sont partis tous les trois en train à la capitale rejoindre de ses compères. C'était un dimanche de printemps. Il a fait les présentations, ils ont fait connaissance, sont partis au marché pour acheter ce de quoi préparer à manger. Une belle matinée ensoleillée. C'était avec lui qu'elle goûtait les fruits, c'était avec lui qu'elle discutait des marchandises et d'autres choses, c'était avec lui qu'elle riait.

Et l'ami, quant à lui, restait en retrait comme s'il s'en foutait.

Elle ne remarquait pas l'amour qu'il lui portait, elle ne remarquait pas que l'ami s'en foutait, du moins, elle ne faisait rien paraître.

Son ami lui avoua au cours de la journée qu'il voulait la quitter, qu'il n'avait rien à partager avec elle. Sans doute la raison de son attitude distante.

Serait-ce l'occasion inespérée pour lui ? Mais comme à l'habitude, il ne fit rien paraître. Il ne le pouvait pas, du moins pour un temps.

Ils passèrent tous une agréable journée. Au retour dans le train il lui dit que quoiqu'il arrive, il espérait qu'ils garderaient le contact. Elle n'avait pas compris sa réflexion. Pour elle, c'était évident qu'ils continuent à se voir.

Ce n'est que quelques jours après la rupture qu'elle comprit le pourquoi de cette réflexion.

Et quelques mois passèrent où elle ne donna aucune nouvelle. Que devait-il faire ? Attendre ? Aller la voir ? Il attendrait. C'était plus sage à ses yeux. Elle, par contre, se dit que ses dernières paroles ne valaient rien et fût déçue.

Un an passa, et puis un jour, ils se sont revus au hasard d'une rue. Inquiet, il lui demanda la raison de sa disparition. Étonnée, elle lui dit qu'il aurait pu prendre des nouvelles. Ils sont allés boire un verre et ont parlé, beaucoup parlé, de cette rupture, de l'état dans lequel elle était. Et lui, comme pris par une habitude d'avoir caché ses sentiments, il n'osait lui dire ce qu'il ressentait, ce qu'il espérait et a usé du même comportement d'il y a un an.

Et ils ont continué à se voir, à faire des choses ensemble, à partager les amis, les repas, les balades. Il avait décidé d'user de patience car elle ne semblait pas éprouver un sentiment plus qu'amical. En fait, elle ne savait pas, elle ignorait son amour pour lui jusqu'au jour où il dût s'absenter pendant plus d'une semaine. C'est là qu'elle comprit qu'il lui manquait, qu'il lui manquait terriblement, un manque peu ordinaire. C'est l'une de ses amies, témoin de leur relation, qui lui ouvrit les yeux.

À son retour, elle continua d'adopter la même attitude mais brûlait d'impatience du jour J.

Un soir, ils sont sortis danser avec l'amie qui lui fit voir clair. Jamais il n'osa l'inviter pour danser. L'amie l'encouragea à ce qu'il l'invite en lui faisant comprendre de manière subtile qu'il était temps d'agir en le rassurant qu'il devait surpasser la peur d'être refoulé, que cette peur n'était pas fondée.

Il l'emmena donc sur la piste de danse et c'est là qu'aucune parole ne pourrait égaler, qu'aucun regard ne pourrait exprimer, qu'aucun sourire ne pourrait enflammer autant que l'étreinte qu'il lui offrit généreusement.

L'étreinte, anagramme d'éternité, d'après Montherlant, le plus haut langage du corps et de l'âme, l'acte qui a déjà aidé tant de personnes à se réconcilier, le geste qui rassure, console et protège les enfants, le plus beau des baisers, le plus grand acte d'amour qui soit, la source de chaleur divine.

Par l'étreinte, ils se sont aimés.

20:10 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/05/2007

Lune

 

Quelques lignes en cette fin d’après-midi.
Des mots pour être près de toi,
Passer ma main sur ton front,
Profitant d’une seconde hors du temps,
Sans bruit et sans paroles...

Pas besoin de mots pour se dire ce qui se passe.
Pas besoin de discours pour ressentir la paix et la tendresse,
L’amour du bout des yeux...

Mais qui es-tu pour qu'un bout de toi est en cours en moi,
En phase foetale,
Attendant patiemment le moment de son accouchement ?

J'ai le vouloir au bout des doigts,
Et si tu regardes plus près,
Non... plus près...
Encore...
Tu pourrais cerner mon souffle et mes yeux qui tournent,
Mes désirs sont écrits en dedans,
Ces mots silencieux que j'insuffle,
Ce futur que j'escompte,
Ces calligraphies qui en disent tout autant.

Parfois, mon âme s’enfuit
Par cette fenêtre
Qu’elle est seule à connaitre
De l’autre coté de l’absence.
Je partage le pain de l’étoile
Qui me parle dans le sommeil impatient
J’attends...
J'attends les trésors que mon âme ramène
De son voyage nocturne.
Après quoi j'espère à une prochaine lune.

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12/05/2007

Pénitence

 
A la folie des chemins, 
Le coeur en l'air,
J'ai croisé des fougues surmontées de joyaux,
J'ai couru à l'ivresse l'espace d'un moment,
Elle s'est emparée de mon oeil,
Et touché les goutelettes suées en dedans.
J'ai bu la vie de tous mes yeux,
Quand je me fus aveugle.
Depuis je suis bénie en hérétique,
Toi perdu en dedans vers je ne sais où,
Toi jusqu'au coeur,
Toi l'Adam aux cils ouverts sur les entrailles,
Ecoute ma main t'effleurer de finesse,
Et ouvre tes mille ans à l'essai,
Je spectrerai de douceur tes pourquois usés.

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Viens !

 

Chuuutttt …
Prends ma main …
Quittons la grève de ce monde bruyant.
Viens …
Je t'entraîne …
Plus de tension …
Plus de chaînes …
Notre respiration emplit l’espace,
Nous entrons dans l’air pour rejoindre la conscience.
Je me ferai musique pour que ma partition adoucisse le bruit de tes nuits.
Je me ferai peinture pour que mes couleurs éclatent sur la grisaille de tes jours.
Je me ferai lumière pour éclairer tes pas quand ils trébuchent dans le noir.
Je me ferai ronde pour effacer tes peines.
Mon rire coulera en cascade sur tes angoisses qu’il dissout de son eau fraîche.
Je serai le point sur le « i »,
Le secret dévoilé,
Les battements de ton cœur,
Le haut de tes bas.
Je deviendrai la brume translucide qui monte dans l’air au petit matin.
Allez....
Viens ...

09:46 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/04/2007

Crois-tu...

 

Crois-tu en l’amour que tu aimes ?
Tu en rêves sans cesse, tu y crois.
Et lorsqu’il se présente devant toi, tu as peur.

Développe tes ailes et envoles-toi.
N’aie pas peur puisque c’est celui-là.
Préfères-tu rêver une relation plutôt que de la vivre ? 
Ne te sens pas victime?
N’attends pas que l’autre vienne te chercher.
Loin d’être invulnérable et inaccessible,
C’est un délire que d’attendre un signe.
Ne cherche pas à savoir qui a tord, qui a raison.
Ne pense pas que l’autre est plus fort.
Assume ton attitude et tes responsabilités.
Trouve en toi ce qui est à refaire ou pas.
Seul possesseur de la clé,
Laisse tes souffrances passées.
Ne te cache pas derrière les lignes.
Ne te niches pas entre les termes.
Cours, vole, sois transparent.

Apprends à quitter le cercle vicieux,
Pour entrer dans le cercle vertueux.
Respire, marche, cours, crie.
Le monde t'attend.
Et si tu te fais refouler, ne t'en retourne pas, va-t'en.

11:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/04/2007

Impulsion

Je vis dans la passion,
La passion de ce qui m'enflamme.
J'aimais, j'aime et j'aimerai.

Toujours cette passion brûlante et douloureuse de la découverte, de l'inconnu.
Mes doigts se contractent à en faire blanchir mes articulations.
Mes mâchoires me font mal à force de serrer les dents.
Avoir les entrailles qui se resserrent,
Misanthrope, enfermée dans mon cocon de romantisme baudelairien.
Être une enfant encore passionnée et enflammée pour tout ce qui touche à l'utopie.

J'écris, j'écris, à m'en faire mal, à en pleurer de fatigue.
Aimer à en souffrir, aimer si fort.
Mon cœur s'emballe.
Je crois à présent que je ne suis pas normale,
Je porte le Che dans la poitrine,
Je ne serai qu'une oreille qui écoute ton cœur battre,
Un œil attentif à ton plaisir,
Une bouche qui murmure,
Un nez qui explore chaque parcelle de ton corps.
Je disparais du monde des vivants.

Rien ne vaut plus la peine d'être vécu que cela.
Le temps des merveilleuses escapades et de la passion qui empêche de dormir.
L'orage qui balaie les erreurs du passé pour ne laisser que la certitude de tout savoir sur l'amour.
Et jurer sous tous les cieux qu'on ne tombera plus sous son emprise.
Jusqu'à ce qu'un simple regard fasse baisser le mien.

Où es tu ?

L’Amour, c’est surtout d’être vrai.
Alors pourquoi me demande-t-on de calmer mes ardeurs ?
La lune qui quitte son éclipse pour donner naissance à un faisceau de lumière,
J'espère que tu garderas toujours un beau souvenir de moi.
Que tu auras toujours du respect pour ce que je suis et ce que j'ai été.
Qu'il y aura toujours une petite place de moi,
Cette petite flamme au fond du coeur.

J'écris sans cesse dans ma tête, bien plus que sur papier.
Je suis parfois ridée sans être pour autant vieille.
A cause de papa, à cause maman, de mes frères, de mes amis, de mes amants, de mes patrons,
A cause de mes échecs, de leurs abandons, de mes frustrations, de ma sexualité, de mes joies, de mes différences, de mes rêves,
A cause de toute cette réalité dont je ne veux pas, qui se refuse à moi,
A cause de ces choix que j’aimerais faire,
De cette vie que je voudrais apprendre.
D’aimer, de m’aimer.
De faire de ce patrimoine que la nature ma donné une chance, pas une faiblesse.
De voir autrement qu’avec les yeux de papa et de parler autrement qu’avec la bouche de maman, de S... et de S...., ou encore de B...

Je voudrais juste, s’il vous plait, vivre un peu, beaucoup,
passionnément, intensément et goulument.
Réussir est normal, rater aussi.
La vie est une vague, avec ses bas, avec ses hauts.
La réussite et l’échec ne sont que deux menteurs.
J’aimerais que l’on me dise je t’aime.
J’aimerais que l’on me téléphone le soir.
J’aimerais que l’on pense à moi.
Tu imagines à quel point,
Tu imagines le bonheur que tu dois ressentir lorsque tu te lèves le matin auprès de quelqu’un,
Et que tu le serres ?

Oui j'ai tous les symptômes de la passionnée,
Il me faut tout et tout de suite.
Et alors ?
Parler de tout, parler de rien.
Avoir une complicité comme si l'histoire datait de loin.
Une histoire d’amour doit donc commencer comme cela,
Avec de la tendresse, de l’écoute, des rires, et de la simplicité surtout.
J’attends une grande histoire, j’attends celui qui…
Mais cela je ne le dirai pas, pas encore.

Je ne t’ai jamais dit je t’aime,
Je l’ai pensé très fort.
Et sans doute que je ne te le dirai jamais.
On dit qu'un Amour pousse toujours un autre pour prendre sa place.
Et bien non, pas dans mon cas car tu seras toujours là.
L'autre sans doute t'atténuera mais jamais ne t'effacera.
Au nord, au sud.
A l’est, à l’ouest.
En ville, dans les jardins.
En hiver, en été.
Dans les larmes, dans les rires,
Dans la nuit, dans le jour.
Dans toutes les odeurs,
Dans toutes les saveurs,
L’Amour, partout.
L’Amour avec amour,
Entre douceur et tendresse,
L'Amour sans cesse.
Sans le savoir, sans le vouloir, tu m'as fait mal, énormément de mal.
Je voudrais te crier la rage que je ressens partout en moi,
Du bout de mes cheveux jusqu’à mes doigts de pied.
L’Amour est la plus grande des injustices et je fais fi des lois sociales.

Vivre l’intensité,
La vie,
La force,
La tendresse,
La force de la tendresse.
Comment ne pas vivre autrement.
L'amour, c'est comme le lac des cygnes de Tchaikowsky,
Force, caresse, tendresse, morsures.
Ca fait du mal, ça fait du bien.
Le rythme, la pression, l’intensité.
Les doigts qui serrent à sang, qui se relâchent.
Le souffle. La profondeur.
L'amour est comme un art, comme l’écriture,
La musique ou la peinture,
Il doit être vivant.

10:44 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/03/2007

Toi...

Toi...
Toujours toi...
Rien que toi...
Partout toi...
Toi... toi... toi...
Toi...

Obstinément, tu es là.
J'ai beau chercher à m'en défaire,
Tu es toujours là.
y'a rien à faire.
Tu es partout

Je te vois partout dans le ciel
Je te vois partout sur la terre
Dans mes nuits, comme dans mes jours
Tu es partout
Dans les sons, dans les cris, dans les joies
Partout dans le temps et dans l'espace.


C'est fou l'amour que j'ai pour toi,
C'est tellement fort que parfois j'ai envie de crier,
C'est sûr et certain, je n'ai jamais aimé comme ça,
Je pense même que je vais mourir avec cet amour-là.

Tant d'amour vit en moi.
Malgré le peu que tu as pour moi.
Tout ça, c'est la faute à l'amour,
Le ciel était trop bleu.


Tu me fais souvent pleurer.
Déjà que j'ai beaucoup pleuré,
Je sais qu'encore je pleurerai.

Ce sentiment brutal, lorsque tout allait bien,
De se sentir très mal, sans savoir d'où ça vient.


Depuis je vis sans être heureuse, mais pas malheureuse.
C'est drôle, mais c'est comme ça.

Quand les histoires sont trop jolies,
Ça ne peut pas durer .

J'aurais tant voulu te connaître
Connaître tes plaisirs, tes tristesses,
Tes soucis et tes joies.
J'aurais voulu boire les mots de ta bouche.
Connaître tes histoires que tu aimes raconter
Sans jamais vouloir t'arrêter.


Il y a des gens qui savent exprimer
La grandeur de leurs sentiments.
Moi je n'ai aucune facilité.
Impossible de décrire l'effet,
Mais c'est vrai que c'est un drôle d'effet.

Comme pour Piaf,
Ça commence là, ça passe par là,
Ça continue, et ça s'en va je ne sais où
Puis ça revient, et ça remet ça.
S'il y a un remède, dites-le moi


Des fois je rêve et ça va mieux

Mais quand je me réveille...

07:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/02/2007

Retrouvailles

Trois ans... Trois longues années qu'ils ne s'étaient pas revus. Et puis là, tout à coup, un face à face. Ils sont restés là un moment, inertes, sans rien dire, comme paralysés par l'étonnement. Comme si le temps s'était arrêté. Ils se sont regardés longuement. Surpris. Des sensations bizarres qu'ils ne savaient traduire. Puis ils se sont souris. Se sont enlassés comme de vieux amis. Les mots ne naissaient pas sur leurs bouches. Seuls les yeux communiquaient. Et puis tous ces gens autour, ça les gênait. Certains étaient étonnées qu'ils se connaissent. Personne ne savait. Ils s'étaient créés un monde pour eux deux. Un monde où ils s'enfermaient. Ils y restaient parfois trois jours entiers, loin de tout. Puis il disparaissait plusieurs jours, une semaine, des semaines. Elle ne supportait pas mais ne pouvait rien faire. Aucun moyen de le contacter. Souvent, elle avait cette impression de rêver, de vivre avec un fantôme ou avec sa propre imagination. Lorsqu'elle n'était pas chez elle, il faisait toute la ville pour la chercher et il finissait toujours par la retrouver. Parfois, elle ne lui ouvrait pas la porte, surtout après ses longues absences mais elle terminait toujours par céder parce qu'il se faisait remarquer dans le voisinage jusqu'à ce qu'elle lui ouvre. Parfois il bloquait la rue avec sa voiture et ne prétendait pas circuler pour laisser passer les autres sous prétexte qu'il l'aimait. Et il lui faisait la cour à l'ancienne sous sa fenêtre se fichant bien de réveiller la rue en pleine nuit. ça se terminait toujours en fou rire.
Et puis un soir, il est parti en claquant la porte pour ne plus jamais revenir, en lui disant que jamais elle ne changerait.
Elle n'avait jamais compris cette remarque. Changer, changer.... pendant tout ce temps, elle s'était demandée ce qu'elle devait changer. Jamais elle n'avait pu trouver un sens et se reprochait un "je ne sais quoi". Que devait-elle changer ? Accepter qu'il revienne dans ses bras comme il disparaissait ? Accepter son comportement sous prétexte de ses états d'âme ? Jamais elle n'avait accepté qu'il la considère comme un exutoire à pulsions.

Après ces années, elle n'avait pas changé d'après lui. Toujours ce même sourire généreux. Un sourire vitamines comme il aimait à dire. Lui, seul les cheveux gris avaient ajouté du temps et il avait gardé son regard d'enfant qu'elle aimait tant.
Ils auraient aimés se raconter. Elle aurait voulu lui confier qu'elle n'était pas heureuse avec l'homme qui partageait sa vie. Elle lui aurait bien demandé de l'emmener mais il devait rejoindre sa compagne. Une étudiante bien plus jeune que lui. Sans doute une folie du moment. Une échappatoire à sa vie morose.

Il est vrai qu'il fuyait la stabilité depuis son divorce. Il avait tout investit dans son mariage. Tout, corps et âme. Et il vivait alors dans la peur de tout perdre à nouveau. Elle avait été sa première femme après cette déchirure, cette cicatrice béante qu'il ne pouvait pas refermer.

Dans le brouhaha du groupe, il réussit à trouver un moment d'intimité pour lui glisser à l'oreille qu'il l'avait aimée, vraiment aimée mais qu'il n'avait jamais osé revenir tant son attitude avait été, à l'époque, déplorable. Jamais il ne l'avait oubliée. Bien souvent, il avait pensé la retrouver, mais la honte de son attitude l'en empêchait et il n'aurait su quoi dire.

Elle était soulagée d'entendre ses paroles. Ses nouveaux mots conjuraient enfin les anciens.

Il devait absolument partir mais il n'en avait pas l'envie. Il aurait voulu l'arracher de sa vie pour l'emporter dans leur monde qui n'appartenait qu'à eux. Il aurait voulu avoir un numéro où pouvoir l'appeler, une adresse mais il n'osa pas lui demander en présence de son compagnon. Il partit le coeur serré mais embaumé.

Jamais ils ne se sont revus depuis ce jour-là.

19:59 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/10/2006

Bévue par sentiment

Sale, sale, sale,

Je me sens sale.

 

Ce mot se répétait sans cesse dans la tête de Yaël.

 

Je suis lâche. J'ai craqué pour lui à la tombée de la nuit.  Je l'ai trop vite embrassé, mes lèvres se posant sur les siennes, j’ai oublié tous mes problèmes, et surtout la peur d’être jugée. L'ivresse des premières heures m'en avait convaincu. Je buvais ses rares paroles et son ardeur m’attisait. Je l'embrassais encore et encore, comme hypnotisée par son regard profond, ses yeux noirs tendres, j’avalais goulument les mots de ses prunelles telle la délectation du nectar des dieux, sa façon décontractée de se comporter. Autant de baisers où s'échangeaient nos salives, que de gorgées de plaisir où je m'oubliais. Il m'avait enivré. Saoule d'allégresse, je n'étais plus moi.

 

Il lui caressait le visage, le crâne, la nuque, les épaules, les poignets, les paumes de mains, les côtés des seins, sous les biceps, les pieds, les chevilles, le creux des genoux, l'intérieur des cuisses,... Une patience telle la puissance et la vitesse des caresses qui font monter progressivement du plus doux au plus fort et du plus lent au très rapide.

 

Je n'ouvre les portes de mon intimité qu'à peu d'hommes. Je me suis dévoilée sans complexes, sans pudeur, vulnérable et charnelle, je lui accordais toute ma confiance et je me suis mise à nu devant lui, corps et âme.

 

Elle se sentait bien au point de le laisser s’approcher de son sexe. Alors qu’elle faisait face à son corps qu’elle apprit peu à peu à aimer et à toucher, c'était un aller simple dans son intimité qu’elle lui offrait. Quand elle se donne, elle ne se donne pas à moitié.

J’ai créé des liens avec son corps comme le pain qui enchaîne les satiétés, diffusé le doux et l’intense comme la chair qui va et qui vient, fait taire et parler mieux ces mots qui guérissent.

Elle avait été folle, oui folle.

 

J’avais été absurde, oui absurde.

 

Il lui avait mis le feu aux entrailles Ses mains s’étaient perdues des heures dans ses cheveux. Il lui avait offert les yeux du souffle coupé, et les lèvres miraculées.

Il lui avait donné sans compter les mille raisons de devenir sa lacune, de manquer à ses envols, de souffrir d’un coin de ciel bleu. Passer complètement à côté de lui, ça serait surestimer son goût pour la torture, un forfait de sang, un pouls à crépiter à deux.

 

Mon ventre, mon cœur se sont vautrés en réjouissances jusqu’aux tempes.

Nos bouches étaient incapables d’articuler autre chose que des baisers.

Parler le langage de l’envie contenue, à bouts de lèvres. Dénouer l’inutile. Et puis, tirer, arracher, déchirer, goûter, s’abreuver. Lâcher mes mains sur son corps, et qu’importe, et tant pis pour moi ! Me sentir arquée, vacillante, tenue à lui par mes ongles dans sa nuque. Et laisser glisser sa main entre mes jambes pour la première fois, au risque de défaillir de tremblements quand ma chair la accueilli.


Saisie et brûlée sur tout le corps et à plusieurs degrés. Défoncée à l’orgasme des inconséquents, dévastée par la jouissance des excès. Quelques minutes portées à blanc, avant de recouvrer des lambeaux de pensées, d’haleter ses premiers remords et voir la conscience faire sa gueule de bois. Avoir gratté un peu d’humanité sans écorcher personne. Avoir, à l’occasion, vécu deux vies pour en faire une et finir à penser d’aller voir le docteur pour tenter la greffe de cette passion mutilée.

 

 

 


Parti, mes pensées guettaient et les remords sont entrés brusquement dans mon esprit comme autant de lames acérées, me transperçant ça et là. Le bien-être de la satiété me quitta bientôt comme lui. La mélancolie me revint bientôt. J'ai perdu la saveur de sa liqueur et retrouvé celle de la souffrance. Tout bascula. J'étais de nouveau seule, sevrée de ma drogue. L'euphorie s'est éteinte, mais pas moi, je suis toujours là. Tristement sobre, j'étais moi.

 

Puis, il est sorti de sa vie. C'est dur parce qu’elle sentait la coupure comme s'il était parti avec une portion d’elle. La fièvre qui se mord, l’angoisse qui monte au visage, la nuit n’offrant que des ombres de remords. Un amour aurore sans lendemain, un chagrin.
Les portes de l'intimité semblent situées à des kilomètres de ses envies. Plus aucune force. Une seule envie, s’asseoir au bord du chemin, attendre et pleurer un peu.

 

J’aimerais comprendre mais je n’y arrive pas. Il dit se sentir proche. Il dit aussi ressentir une vibration unique qui nous lie. J’aimerais qu’il ne me laisse pas à mes incertitudes surtout lorsqu’il prétend que nous avons vécu au travers de nos yeux, au travers de nos corps, quelque chose que d’autres ne vivront peut être  jamais. J’aimerais connaître ce qu’il me signifie alors qu’au travers de mots non prononcés ou juste d’un regard, la compréhension existe.

 

 

22:48 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/10/2006

Je veux vivre

Le genre de paroles que j'aurais mis pour "I will survive"

 

Vivons notre boulimie

Tantôt pétillante,

Tantôt sereine.

Je t’invite pour une journée,

Une journée d’éternité.

Où le temps est dépassé,

Là où l'amour est le seul rêve qui ne se rêve pas.

Nous ferons des coups de cœurs,

Des coups de folie,

Des amours comme des envies.

Vivons toutes les choses de la vie,

Si belle quand on prend le temps de la savourer.

La Vie qui coule en toi,

Furieuse envie de mordre à pleines dents.

Payons le prix du diable même si nous n’avons pas les moyens

Soyons Voraces, goinfres et gloutons.

Prends-moi la main et vivons les demains.

Que l’Amour résonne avec soi

En soi

Plaisir et bien-être,

Harmonie installée,

La loi du milieu N’imite pas l'événement,

Ne l'anticipe pas,

Ne le vit pas par procuration.

Produis son présent.

Savoure le plaisir où entre toutes les passions.

Partageons nos cœurs,

Enchantons-nous des moindres mots,

Des moindres gestes de tendresse.

Puisse tes yeux pénétrer jusqu’à mon âme.

Vis cette impression de flotter au-dessus de la vie,

Délecte-toi comme si tu n’avais rien derrière, ni rien devant toi,

Juste l’instant présent.

Sois plein d’entrain.

Ris, danse, amuse-toi.

Fais des choses folles.

Que vaut le bon sens en face de ses puissantes impulsions intérieures qui nous poussent à aller là où l’on risque de se faire mal ?

Amour, sentiment le plus fortuit, le plus aléatoire.

Quel autre but que celui de l’avoir vécu.

L’essentiel se cache toujours derrière les lois connues et les apparences.

Pour comprendre, vibrer à l’unisson,

Épouser les volontés intimes,

Obéir à ses rythmes,

Écouter ses pulsations,

Sa respiration invisible.

S’exposer aux radiations positives des éléments et des astres.

Un jour, un mois, un an.

La vie se moque du temps.

Juste le temps de t’apprendre.

Juste le temps de t’entendre.

Viens avec moi dans ces journées.

22:22 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Retenue

Je m’empêche de penser à toi

Car je ne sais quand tu reviendras

Et même si tu le feras

Impossible de pouvoir compter les jours

Je ne connais pas la date de ton retour

À cause de tes sempiternels détours

 

Lorsque vers toi mes pensées s’envolent

C’est bon d’avoir le cœur qui s’affriole

J’en perds la boussole

Mais à chaque fois je dois me calmer

Mon cœur s’affole à imaginer

La façon dont j’aimerais t’aimer

 

Je tente de rester les pieds sur terre

Parce que tu as posé une barrière

Mais je rêve et j’espère, je m’ancre et me déterre

Tes mots sont plein d’ambigüités

Je ne sais comment les interpréter

Alors j’attends des mots concrets

 

19:52 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/10/2006

C’est dimanche

Je me suis endormie à tes côtés

Et en me réveillant,

Tu étais là,

M’accueillant d’un sourire plein d’affection,

Le sourire qui est bon de voir,

De percevoir,

De sentir,

Celui qui te dit, encore une belle journée que voilà,

Celui qui te rassure,

Qui ne te juge pas

Mais qui exprime un « c’est bon de te voir là »

Et j’aurais envie de dire, c’est bon,

Non pas parce que c’est toi, ni parce que c’est moi,

Mais plutôt pour ce que je suis quand je suis avec toi

J’ai lu ça un jour, je ne sais plus où, ni de qui était-ce et j’avais envie de l’adapter à ma sauce, pour toi.-

Parce qu’on ne peut être que ce l’autre éveille en toi.

On se découvre parfois, par l’autre, des choses dont on n’avait pas existence.

06:42 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/10/2006

Regrets condescendants

Parfois il lui prend cette envie…

Et je sens qu’il a envie de parler….

Mais c’est quelqu’un qui a énormément de difficultés à s’exprimer. 

Sa visite n’est pas forcément due à un coup de blues….

Une espèce d’affection qu’il a besoin….

Une présence.

D’ailleurs, il me l’exprime à sa manière qui lui est propre.

Assis devant moi,

Le coude sur la table,

Il prend mon visage dans sa main…

Quelques caresses du pouce

Me regarde droit dans les yeux

De ses yeux brillants

Emplis de nostalgie

En me disant….

T’es belle.

Moi, je ne trouve qu’à lui répondre un bof,

Parce que gênée

Et qu’il est normal que lui plus qu’un autre me trouve belle….

Que je ne suis même pas habillée….

Tout prétexte est bon.

Mais il me permet aussi de répondre à ses états d’âme,

Qui je sais, sont bourrés de regrets et d’excuses….

Mes prétextes lui signifiant des T’en fais pas,

C’est fini,

C’est du passé….

Et puis voilà,

On est là,

C’est ce qui compte.

N’en parlons plus….

Bien qu’on n’en ait jamais parlé.

Bien que parfois l’envie me prend

Mais là, ce n’est pas le moment

Pas le mien du moins

Je ne me sens pas capable

Je n’ai pas envie que ça explose

A quoi bon ?

Le passé est mort.

Le réveiller pourrait l’empirer.

21:24 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La voix de Dame Nature

Les champs me disent que je l'aime
Et les arbres me le disent aussi

Les montagnes me disent que je l'aime
Et la terre me le dit également

La campagne et les pâturages me disent que je l’aime

Les fleurs, les oiseaux pareillement

 

Ils me disent :

Laisse ton désir s'allumer
Alors ose le faire
Ose l’exprimer
Ose aimer
Ose aimer vraiment
Prends une pause pour le lui dire
Tu n'es plus libre de te dérober
Alors ose le faire

 

C'est bien la vérité
mais je n’ose pas.

J'ai tout imaginé
dans l'or et dans la lumière
par les flammes ou par le fer

Par eau, par air ou par mer

Cette peur d’être refoulée.
Je l'aime comme …

En fait pourquoi je l’aime ?

21:23 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

La raison des mots

Aujourd’hui, je ne suis plus sûr de rien

Dessein

Pourtant, ça ne m’empêche pas de penser à toi

Plus calme, plus serein, plus sage

Plus doux et plus tendre

Mais plus réaliste aussi

Et malgré cette réalité

Mon cœur bat toujours

Moins fort mais il bat toujours et encore

Des mots, des mots, des mots

Parfois j’ai envie de tous les assembler

Et d’en faire un feu de camp

Un feu de joie

De joie parce que parfois, ils usent

Ils détruisent et ce malgré leur nativité réelle

Ces mots compris et incompris

Ces mots doutés ou redoutés

Ces mots défense, alerte ou déclaration

Profonds et plein de sens mais vains

Tout paraissait si simple

Trop simple qu’on ne sait si c’est latent ou mort

S’il faut continuer ou se résigner

Parfois c’est noir mais le blanc est tellement intense

Tellement intense qu’il prend toute la place

Et ça ne m’empêche pas de penser à toi

Juste une requête, éclaire-moi

 

Je te suivrais là d'où on ne revient pas…

Je ferais de toi mon essentiel

Si tu voulais vraiment parler d'Amour

Tu te rappellerais l'élan

Le scintillement d'un clin d'œil

 

Je ne sais plus quoi faire
Te parler ou bien me taire
Quand tout n’est plus que mystère
Et que toute seule je me perds

 

Oui cette fois-ci, c’est moi et entièrement moi

Même pas besoin de lire entre les lignes

21:14 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Prière

Qu’il me comprenne

Qu’il sache qui je suis

Qu’il me fasse découvrir les plaisirs,

Les envies

Et les désirs de toutes sortes.

Qu’il sache m’apprécier à ma juste valeur,

Qu’il m’apprenne et devienne mon ami

Qu’il me désire,

Qu’il me fasse sentir femme,

Qu’il me rende folle de lui.

Qu’il me donne envie d’essayer de nouvelles choses,

De m’extérioriser,

De m’améliorer,

De m’exprimer.

Qu’il puisse lire dans mes regards

Qu’il comprenne que j’aime son visage
Qu’il sache tout l’amour en moi

Le vrai, le seul que je puisse donner

 

J’ai envie d’apprendre,

De lire,

D’essayer,

De toucher,

De sentir,

De caresser,

D’embrasser,

De goûter,

D’écouter,

De voir,

De rêver.

Je ne veux rien manquer.

Je veux tout essayer.

20:57 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

La faculté des mots

Je lis et je relis.

Je lis encore.

Je me concentre.

J'essaye.

Vraiment.

J'aimerais comprendre.

Je ne sais pas, alors je tente de déchiffrer.

Et je me pose trop de questions de ne pouvoir interroger.

Parce que je n'ose pas.

Mon ignorance crée mon impuissance.

J'aimerais parfois être éclairée.

Au moins dans la tête.

Dans la tête.

Aussi dans le cœur.

Oui surtout dans le cœur.

Suis-je obtuse

Ou est-ce mon cœur qui m’en empêche ?

 

Je me torture les méninges.

Je relis.

Je retourne les mots dans tous les sens.

Je relis.

J’écris.

Je relis.

J’efface.

Je relis.

J’écris de nouveau quelques lignes.

Je m'arrête.

Je relis.

Je ronchonne.

Je relis.

Je réfléchis.

Je relis.

J’envisage un antidote pour stimuler ma matière grise.

 

Je les lis et les relis

Je pensais avoir compris

Des mots, des mots, des mots

Parfois j’ai envie de tous les assembler

Et d’en faire un feu de camp

Un feu de joie

De joie parce que parfois, ils usent

Ils détruisent et ce malgré leur nativité réelle

Ces mots compris et incompris

Ces mots doutés ou redoutés

Ces mots défense, alerte ou déclaration

Profonds et plein de sens

Vains ou dérisoires

Ridicules ou insignifiants

Latents ou passés

Continuer ou se résigner

Je suis fatiguée

Je dois continuer ?

Juste une requête, m’éclairer

Et cette fois, rien entre les lignes

C’est moi et entièrement moi

 

20:56 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Tourment

Aujourd’hui, je ne suis plus sûr de rien

Dessein

Pourtant, ça ne m’empêche pas de penser à toi

Plus calme, plus serein, plus sage

Plus doux et plus tendre

Mais plus réaliste aussi

Et malgré cette réalité

Mon cœur bat toujours

Moins fort mais il bat toujours et encore

Des mots, des mots, des mots

Parfois j’ai envie de tous les assembler

Et d’en faire un feu de camp

Un feu de joie

De joie parce que parfois, ils usent

Ils détruisent et ce malgré leur nativité réelle

Ces mots compris et incompris

Ces mots doutés ou redoutés

Ces mots défense, alerte ou déclaration

Profonds et plein de sens mais vains

Tout paraissait si simple

Trop simple qu’on ne sait si c’est latent ou mort

S’il faut continuer ou se résigner

Parfois c’est noir mais le blanc est tellement intense

Tellement intense qu’il prend toute la place

Et ça ne m’empêche pas de penser à toi

Juste une requête, éclaire-moi

 

Je te suivrais là d'où on ne revient pas…

Je ferais de toi mon essentiel

Si tu voulais vraiment parler d'Amour

Tu te rappellerais l'élan

Le scintillement d'un clin d'œil

 

Je ne sais plus quoi faire
Te parler ou bien me taire
Quand tout n’est plus que mystère
Et que toute seule je me perds

 

Oui cette fois c’est moi et entièrement moi

20:55 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2006

Hypnose

J’arrive pas à me concentrer sur autre chose que toi. Et encore une fois, ça me brûle le sang. Ça bouillonne dans les bras et au bout des doigts. Ça te retourne l’estomac et ça pointe dans le cœur.

Et je sais que c’est toi. Je m’attarde à le lire parce que ces palpitations qui m’empêchent de respirer et que lire ne fera qu’amplifier.

Je pense que ça ne devrait pas être permis de dire tout ça. Tu vas me rendre folle, et faudrait peut être se calmer. Tu as beau me dire que c’est juste par plaisir, je ne te crois pas. Je te connais puisque c’est moi. Et ces mâchoires qui me font mal parce que je sers les dents…..  Et les mots qui se coulent de ma main sans même devoir réfléchir. Tout vient spontanément. Tu en deviendrais ma respiration que ça ne m’étonnerait pas. J’ai le cœur qui va lâcher…. Et en même temps, j’peux pas m’empêcher de te répondre ces mots qui me viennent de toi. Ces mots d’amour que je ne veux pas dire pour ton bien…..pour t’empêcher de rêver. Mais le feu gagne sur l’eau et j’envoie.

Tu m’as hypnotisée. Je me suis laissée emportée. J’arrive à me calmer un peu de toi que déjà tu m’envoies ces petits mots comme si rien ne voulait que je me repose un peu.

T’es la batterie qui vient alimenter mon cœur

 

Envie que ta joue vienne se pencher sur ma main…. Envie de caresser ton visage…Ce soir, envie de me perdre dans tes bras… oublier le temps, oublier les choses, oublier les autres…. Rien que toi et moi.

… Il me prend soudainement une envie de partir, importe où je suis, importe l’heure…. Sauter dans ma voiture et hop… te rejoindre…..

 

18:01 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Un pas de plus

Et ma main, petite certes, se prend un fin plaisir à se faufiler dans la tienne, même qu’elle s’y sent bien au point de l’explorer, de la caresser, de s’y lover, d’intercaler ses doigts entre ceux de l’autre pour encore mieux en apprécier la chaleur qui s’en dégage….

 

Nuit presque blanche mélangée…. Partagée…. Troublante…. Touchante…. Poignante…. Celle qui vient presser d’une main ton cœur pour te rappeler qu’il existe, qu’il vit, qu’il respire… celle qui se déclare….

Ces mots jusqu’alors lu pour être entendu… un autre aspect, une autre manière, plutôt un autre moyen… moins éloigné, plus proche…. Comme une phase, un cap franchi…. Un pas de plus… un pas en avant… une évolution… un progrès…. De ces paroles qui te font aussi tourner la tête, ne serait-ce que pour la main passée dans les cheveux. J’en ai fermé les yeux comme un abandon….. Debout, j’ai dû m’accouder pour ne pas tomber. Tu ne t’en es pas rendu compte, je sais 

 

Mais aussi cette façon de débiter des mots mus par la passion mais aussi, consciemment pour éviter d’entendre, à l’autre bout du fil, des paroles qu’on a pas envie d’entendre parce qu’on les connaît, parce qu’on sait, que ça sert à rien de répéter, qu’on sait que l’autre à tord. Et puis un peu se calmer parce qu’on sait que l’autre ne pourra que répondre.

Et cette voix presqu’enfantine… rêveuse…. Idéaliste…. Comme l’enfant qui attend Noël impatiemment pour recevoir le cadeau qu’il a toujours espéré…… et l’adulte, bien intentionné qui aurait envie de lui rappeler qu’effectivement…. Son vœu a de fortes chances de se voir réalisé mais qu’il faut peut être qu’il ne perde pas de vue tous les aspects de la réalité pour ne pas se faire trop mal s’il viendrait à chuter….

Et puis ce mot magique, presque inespéré de l’entendre un jour qui soudain apparaît…..  « J’attendrai », sans que cela vienne de moi.

Combien de fois n’ai-je demandé à quelque confident  si le fait que quelqu’un puisse m’attendre, était pure folie, un idéal, une exigence ou un sentiment normal.

Je me fais violence aussi car cette nuit, je me laisse bercer par tes dernières paroles en  les relisant dans ma tête et puis un truc qui vient te gifler pour te réveiller.

Mais bon dieu !!!! Y’a rien de plus beau que d’être amoureux d’une âme. Y’a rien de meilleur que donner de l’amour par la pensée parce que la réalité sera d’autant plus forte, plus puissante et plus généreuse. S’oublier et se perdre.

C’est bon, tellement bon que ça en devient douleur au point qu’il m’arrive de gémir. Et je m’étonne de m’entendre faire ses bruits parce que ça vient tout seul, sans prévenir. Et cette nuit, mon corps se tortille, couchée dans mon lit, comme pour se libérer de cette emprise et finir en position fœtale pour s’en protéger de peur que ça revienne. Bien que l’envie d’y goûter encore et encore….

 

17:50 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/09/2006

Pensée fiévreuse

Pensée fiévreuse,

Extravagante,

Pantoise.

Un seul parfum,

Une pensée ravageuse.

Pensée qui voit loin et profond.

Symbolisée.

Le penseur y est compromis,

Comme le rêveur dans sa chimère.

Comme le poète dans ses vocables.

Comme le musicien dans ses notes.

Comme le dessinateur dans ses effigies.

Éros de la pensée,

Vivre et écrire

Ne sont plus qu'un seul continu.

Une forme comme une marée.

Un seul flot rythmé.

Un seul écoulement.

Une seule source.

Une seule emprise.

Une seule lumière.

Un seule vague montante.

Tel le désir.

Le descendant est la jouissance

On aime avec son âme,

Son corps,

Sa crainte,

Sa bestialité,

Sa tendresse,

Son appréhension,

Sa ferveur,

Sa passion,

Sa culture.

L’amour avec tout cela.

Un amour dissimulé,

Nourri de clandestinité,

De mélodie,

De non-dits.

Avec ses propres espérances,

Ses incertitudes,

Ses rêveries

Ses légendes.

La profondeur fantastique du silence.

Les pulsions du cœur,

Les cadences du souffle,

Les débordements de la raison

L'amour se fait à l'écart,

Comme la pensée se fait à l'écart,

Comme lire se fait à l'écart,

Comme la musique se conçoit dans le silence,

Comme rêver se fait dans la nuit du sommeil.

L’écrit est la mise au silence du verbe,

Un traité d'amour qui est aussi une promenade aux embrasures de la mort,

Une complicité, une appétence.

Une forme de vie,

Une échappatoire depuis la nuit des temps,

Une libération de l'âme.

Extirper l’amour.

L’amour est l'art de faire bande à part,

Elle est la vie secrète,

Elle est une façon de jouer à l'écart,

De croire à la divergence,

De ne pas craindre l’au-delà des frontières.

11:28 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |