25/06/2006

cauchemar

 
  Parfois son image me revient encore, effrayante, ces grands yeux noirs exorbités, et ce rouge sang dans le regard plein de haine comme la bête enragée qui bave devant sa proie. Ses paroles venimeuses, en postillonnant dans mon visage que je ne peux empêcher de recevoir, calée entre le mur et lui. Et cette peur de ce qui va arriver… où le coup tombera-t-il cette fois ? Jusqu’où soulagera-t-il ses pulsions ? Combien de temps durera ce moment d’enfer ? L’enfer, ce n’est pas quelque chose qui vous tombe dessus d’un coup…. Non… L’enfer, le véritable enfer…. Pèse peu à peu comme les draps mouillés en hiver…. Comme le blessé attendant la mort dans son agonie. Attendant cette mort qui mettrait fin au cauchemar de la souffrance. Et cette envie de lui supplier d’en finir mais les mots ne sortent pas car la peur rend muet, la peur vous paralyse, elle perce vos poumons de sa lame saillante, elle accélère votre cœur qui tente à exploser. Parfois son image me revient encore.

 

17:17 Écrit par Yvonne Kastou dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

même pas peur la peur je l'ai rencontrée...après...quand il a fallu agir la peur où était -elle? je ne sais pas...l'action pour ne pas mourir, pour que l'équipier ne meure pas, a toujours prévalu. une froide détermination ma' toujours animé...mais après oui....à postériori la peur est venue tenailler le ventre et faire prendre conscience que la vie tient parfois à un fil, ou à l'instinct de conservation....enfin une fois j'ai eu peur quand même un moment avant de me resaisir...je te raconterai.....

Écrit par : robert le berbère | 29/06/2006

. Je ne sais pas ce qui t'es arrivé mais ca dû être effroyable.

J'espère que, même si cette peur revient à toi, tu es parvenue à cicatriser tes blessures et à vivre avec et malgré cette peur.

Écrit par : M | 30/06/2006

violence je te rejette la violence physique ou morale est intolérable ; de quel droit un autre être humain veut-il prendre l'ascendant sur son semblable par l'intimidation, les coups, le harcèlement moral. Personne n'a droit sur l'autre ; ton corps et ton esprit t'appartiennent, nul n'a le droit de violer ces espaces humains. Devant ces violences on est souvent désemparé et surtout souvent seul, au fond du trou, sans savoir comment sortir de la spirale. Et pourtant peut être que quelquepart il existe l'ami(e), le compagnon(gne), l'interlocuteur prêt à vous tendre la main pour remonter du fond comme l'on remonte le plongeur au prise avec une apnée extrême. Dans ces situations, quand aucune solution n'est venue à l'esprit, et que seul le désespoir sans cesse renouvelé vient noircir les jours, c'est souvent par l'aide extérieure que le ciel peut se dégager. Le monde n'est pas fait que de bourreaux. Cet ami, ce compagnon, cet inconnu solidaire, pétri de qualités humaines est toujours disposé à donner le meilleur de lui même pour tenir la main du maltraité et le guider vers une nouvelle vie, lui permettre ensuite de voir s'estomper ces mauvais moments. Les faits ont existé, le coeur est marqué, mais la vie offre tellement d'autres belles choses qu'il convient dorénavant de s'y attarder, de s'y attacher et de partager des brassées de bonheur avec ceux qui vous sont attachés sincèrement.

Écrit par : robert le berbère | 02/07/2006

captif de son talent Elle me captive dans sa vision du quotidien.
Elle me captive lorsqu'elle nous dit d'où elle vient.
Elle me captive en nous présentant son "ange gardien.
Elle me captive dans sa description de l'amour
Elle me captive dans ses moments de terreur.
Elle me captive, et me captivera toujours !!!

Écrit par : Francis Vleminckx | 15/09/2006

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