11/09/2006

Dessein

Les espérances sont des instants que le jour accorde aux rêves.

Un peu de sérénité dans tant d'incertitudes

Pourquoi cette attente du que sais-je ?

Les yeux pullulent-ils de rêves impossibles ?

Leurs paroles brisent et découragent les rêveries d'enfant.

Leurs attentes ne tentent pas.

Les mots sont barbares et malicieux.

Ils en disent plus qu'il ne leur est autorisé et ne veulent rien dire de toute façon.

Ils sonnent creux et résonnent d'hypocrisie et de prétention.

Personne ne s'est donc encore rendu compte que le silence est parfois plus parlant.

Le silence est d'or. Le silence endort. Le silence s'endort, encore et encore... Il dort.

Il entraîne les rêves et les rêves parlent. Les rêves disent tout. Les rêves enduisent tout.

Ils croient connaître, mais ils n’en connaissent que le centième.

Existe-t-il quelqu'un capable de comprendre sans être obligé de disséquer sa vie sous ses yeux ?

Quelqu'un qui, d'un regard, ira plus loin que les apparences et lira toute la solitude camouflée sous cette couche épaisse et imperméable qui sert de carapace sociale ?

 

Et puisque l'amour se fane au contact de l'air, puisqu'il s'effrite au souffle du temps et par les mots, il faudrait le garder enfermé !

Le confiner au plus profond de l’être.

Si loin qu'il n'aurait lui-même aucune idée de sa propre existence.

Comment un amour pourrait-il mourir s'il ne se sait pas en vie.

Le laisser là, grandir, enfler, grossir et encombrer au point de vouloir faire exploser le ventre.

Serrer les abdominaux pour le contenir en soi.

Le laisser supplier de lui ouvrir la porte.

De le laisser sortir et envahir l'objet de sa convoitise.
Mais on le connaît.
L'amour est un vandale.
Il saccage tout ce qu'il touche.
Il met le feu partout où il passe.

07:58 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Premier commentaire Je t' ai promis un premier commentaire, je tiens parole.
Tu jongles avec les mots, comme Zidane manie un ballon.
Tes formules sont si précieuses qu'elles brillent de mille carats.
Précieuses, profondes, précises, pas un mot superflu, rien que vérité dans des enchaînements endiablés...
Continue ma belle, tu as du talent !

Écrit par : Francis Vleminckx | 11/09/2006

j'aime toujours autant tes 3 dernières "productions" sont d'une belle richesse ; tu as toujours autant "d'imagination littéraire" dans laquelle je retrouve toute ta sensibilité et ton "émotif" ; je te lis toujours avec autant de passion même si je semble absent par ailleurs, mais je n'oublie rien..

Écrit par : robert le berbère | 14/09/2006

laissons le éclater......en acte pas en parole tu as fait des abdominaux, mais ce n'est pas pour contenir ce qui est en Toi ; l'Amour mérite une exposition universelle ; ce vandale ne fait mal que s'il n'est pas partagé, ou s'il explose, malheureux, comme le fruit trop mûr ; il met le feu au corps et à l'âme et tout ce que l'on espère c'est que personne ne prévienne les pompiers et pour une fois on vénère ce pyromane ; il mérite de sortir du tréfonds de soi pour illuminer l'Etre amoureux qui porte et irradie alors à la face du monde une lumière intense, qui semble envahi d'une force irrésistible apte à lui conférer toutes les audaces.................... mais ce ne sont que des mots.....et si la réalité c'était tous ces mots!

Écrit par : robert le berbère | 15/09/2006

M'enfin !!! Quéééé sale bête !!!! De l'eau de l'eau, par pitié !!!

Écrit par : Ton chevalier aimant | 18/09/2006

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