19/09/2006

Une lettre jamais envoyée

J'ai retrouvé récemment une lettre adressée à quelqu'un qui m'aimait. A l'époque, j'étais incapable de lui rendre son amour car les cicatrices qui m'occupaient n'étaient pas encore cicatrisées. J'estimais lui devoir une explication mais il a disparu avant que je ne lui envoie. Je sais que jamais il ne la lira, ne connaissant l'existence de ma présence ici.

Si je vous la confie, c'est peut être pour vous amener à certaines réflexions... A vous de juger :

 

Ce soir, une pensée … pas un manque de mots, mais plutôt une envie d’expression… une pudeur à dévoiler… expliquer ce que signifie « peur de l’homme », ouvrir une page en sachant qu’elle ne sera pas déchirée… donc envie de me raconter.

Fugitive ou fuyante… sans doute, mais pas totalement, sans quoi je ne serais pas là, sur ce papier.

Peur de l’homme ? Non, je ne pense pas…. Peur de l’amour ? Presque juste.

Peur de perdre une liberté sacro-sainte, certainement et donc fuir ce dont j’ai le plus envie.

Victime d’échecs à répétition ? Tout à fait … trahie, blessée, ruinée et donc peur de vous plus que d’un autre… ne me demandez pas pourquoi.

L’énergie de la peur n’est-elle pas comme l’énergie de l’Amour ? Elle figure sur une gamme à l’infini. Peur de soi tout d’abord… peur de l’autre aussi.

À trop chercher à savoir si ce sera bien perçu.

Faim d’aimer en totalité, avec le don de soi, aimer sans limite, je ne peux le voir autrement, me donner comme il se donne à moi.

Perplexe, oui.  

Attiré ? Amoureux ? Ou moquerie ? Questions perpétuelles

Quelqu’un peut il véritablement s’intéresser à moi ?

Mal aimée ? Un semblant de vérité

Amant …Ennemi ou danger potentiel ? Le sentiment est bien réel.

Aspirations démesurées, ce sera le partenaire imaginaire idéal ou personne pour pouvoir contrôler tout, parce que faible estime de soi.

Profondément marquée par une déception amoureuse… elle ne peut le nier.

Allergique au mot « engagement », elle passe du chaud au froid avec un art consommé.

Éternelle indécise, grande angoissée.

Et si elle faisait le mauvais choix ? Si elle se retrouvait coincée dans une relation qui ne lui convenait pas ?

Terrifiée par les relations stables, dont elle a pourtant grandement besoin, elle érige des barrières qu'elle s'empresse pourtant d'abattre dès qu'elle est dominée par un besoin d'intimité.

Compliquée ou faire des complications ne traduisent qu’un simple mécanisme de défense.

La peur est comme l'énergie de l'Amour, elle figure sur une gamme à l'infini.

Si elle donne simplement de l'Amour sans se poser la question, sera-t-il bien perçu ?

A-t-elle droit au grand amour ?

 

L'homme a peur. Il a peur de la pauvreté, peur de la solitude, peur du chômage, peur de la maladie.

Les craintes de l'homme sont innombrables. Une nation en craint une autre. On ne rencontre partout que des êtres qui ont peur, peur, peur….alors, elle  combat la peur comme la peste en refermant sa coquille, en brandissant son bouclier, en griffant pour éviter d’être griffée.

 

Et cette peur, ce combat, voire même cette fuite…. Elle s’en nourrit, protection oblige.

 

08:52 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

chacun a droit au bonheur malgré lui libère toi de tes appréhensions, de tes à priori, de tes soltitudes parfois salvatrices mais souvent déprimantes ; sois fière de ce que tu es car tu portes en toi de véritables valeurs humaines ; et quelquepart existe ton Autre qui partage ces valeurs, qui a les mêmes envies, les mêmes goûts, les mêmes soifs que Toi et qui voudra approfondir à tes côtés tous ces bonheurs et en même temps te préserver ou te faire traverser des mauvais moments en combattant avec toi, pour toi les "noirceurs" passagères de l'existence. Nous savons qu'il est difficile d'être parfait en tout ; la tolérance et l'attirance que l'on a pour cet Autre permettent d'accepter cette part infime de différences car l'essentiel est tout ce qui rassemble, rapproche et au final fait fusionner deux êtres qui se comprennent sans avoir besoin de grands discours. On a tous un quelqu'un qui existe pour sublimer enfin sa vie ; il faut dépasser ses doutes, ses mauvaises expériences, ses préjugés, pour ouvrir les bras et serrer, pour l'emprisonner , ce bonheur libérateur de ses angoisses et peut être de son mal être.

Écrit par : robert | 19/09/2006

Réponse à Robert D'abord, merci pour tous tes passages sur mon blog, toujours chaleureux et de bon conseil.
Ce texte est une histoire ancienne et n'est donc plus d'actualité. Aujourd'hui, l'état d'esprit dans lequel je suis est tout autre que dans ce texte. Fort heureusement d'ailleurs.

Écrit par : Yvonne Kastou | 19/09/2006

Acte manqué... C'est bien dommage qu'il n'ait pas lu; la réflexion fait comprendre bien des choses...
Merci de ton passage chez moi, et de la trace que tu y as laissée.
A tout bientôt.
lrl

Écrit par : le Râleur.na | 19/09/2006

Je combattrai Je savais qu'il y avait un truc que je n'avais jamais eu !!!

Écrit par : Ton chevalier aimant | 27/09/2006

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