20/09/2006

Le Feu

-         Excusez-moi, Monsieur, auriez-vous du feu, s’il vous plaît ?

-         Quel genre de feu me demandez-vous, Madame ?

-         Mais voyons, Monsieur, du feu pour allumer ma cigarette !

-         Vous êtes sûr ?

-         À quoi jouez-vous ?

-         À rien, je tente simplement à découvrir si votre demande est bien celle-là.

-         Il vous arrive peu de répondre simplement à ce que l’on vous demande ?

-         Évidemment, quelle question !

-         Et bien, en avez-vous ou pas ?

-         Sans doute une braise qui ne demande qu’à devenir flamme.

-         Je ne comprends pas

-         Le feu n’est-il pas la production d’une flamme ?

-         Je ne vous demande pas un cours de chimie que je sache.

-         Ce combustible n’est-il pas issu par l’oxydation pour produire la lumière ? c’est vous qui me demandez de m’allumer.

-         Mais je ne vous ne demande rien de tel, voyons !

-         Je suis combustible et vous êtes comburant. Vous présenter ma flamme sera source d’énergie et formera ainsi le triangle de feu. Êtes-vous sûre de ce que vous demandez ?

-         Mais vous avez fumé la moquette, ma parole !!!
Je vous rappelle que le feu peut aussi tuer, ravager et détruire.

-         Ah Aaaah ! Vous êtes du parti de Zeus et non Prométhée.

-         C’est une accusation ?

-         Non, un constat. Le feu détruit la vermine et purifie, il détruisait les hérétiques et les sorcières sous l’inquisition.

-         Et alors ?

-         Vous êtes hérétique ou plutôt sorcière ?

-         C’est une insulte ?

-         Non, une question.

-         Je n’ai que ces deux choix ?

-         Non, mais comme vous avez suggéré les aspects négatifs, j’ai suivi la voie.

-         Et quels en seraient pour vous les aspects positifs ?

-         Déjà, il est le symbole de la régénérescence à travers la figure du phénix. Il est aussi naturellement associé au soleil. Il est protecteur pour certains et produit de la chaleur.

-         Et à quoi tout cela nous mène-t-il ?

-         À la chaleur qui est en nous, Madame.

-         Si j’avais su que j’avais un briquet en moi, jamais je ne vous aurais accosté.

-         Et pourtant, vous l’avez fait.

-         Dois-je culpabiliser ?

-         Non, mais insuffler un peu plus d’oxygène.

-         Je n’y comprends plus rien. Que voulez-vous donc ???

-         Que votre comburant agisse sur ma braise pour devenir flamme.
En d’autres termes, je vous aime.

-         Vous m’aimez ? mais vous ne me connaissez pas !!!

-         L’étincelle dans vos yeux a suffit pour attiser ma flamme et n’est-ce pas pour du feu que vous m’avez sollicité.

13:43 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Le feu Du feu ?
On ne le saura pas, mais de l'amour ..........oui oui beaucoup

Écrit par : francis | 20/09/2006

J'ai tous les feux si tu veux Au gaz, à l'électricité, au pétrole, au bois, au silex,....
Je serai ton Vulcain

Écrit par : Ton chevalier aimant | 27/09/2006

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