16/10/2006

La faculté des mots

Je lis et je relis.

Je lis encore.

Je me concentre.

J'essaye.

Vraiment.

J'aimerais comprendre.

Je ne sais pas, alors je tente de déchiffrer.

Et je me pose trop de questions de ne pouvoir interroger.

Parce que je n'ose pas.

Mon ignorance crée mon impuissance.

J'aimerais parfois être éclairée.

Au moins dans la tête.

Dans la tête.

Aussi dans le cœur.

Oui surtout dans le cœur.

Suis-je obtuse

Ou est-ce mon cœur qui m’en empêche ?

 

Je me torture les méninges.

Je relis.

Je retourne les mots dans tous les sens.

Je relis.

J’écris.

Je relis.

J’efface.

Je relis.

J’écris de nouveau quelques lignes.

Je m'arrête.

Je relis.

Je ronchonne.

Je relis.

Je réfléchis.

Je relis.

J’envisage un antidote pour stimuler ma matière grise.

 

Je les lis et les relis

Je pensais avoir compris

Des mots, des mots, des mots

Parfois j’ai envie de tous les assembler

Et d’en faire un feu de camp

Un feu de joie

De joie parce que parfois, ils usent

Ils détruisent et ce malgré leur nativité réelle

Ces mots compris et incompris

Ces mots doutés ou redoutés

Ces mots défense, alerte ou déclaration

Profonds et plein de sens

Vains ou dérisoires

Ridicules ou insignifiants

Latents ou passés

Continuer ou se résigner

Je suis fatiguée

Je dois continuer ?

Juste une requête, m’éclairer

Et cette fois, rien entre les lignes

C’est moi et entièrement moi

 

20:56 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

la guerre du feu........ Là il y a beaucoup de lecture interrogative ou d'introspection.....Mais je vais m'asseoir autour du feu de camp de tes mots car comme tu le dis c'est un vrai feu de joie et d'allégresse ; ça me rappelle cette cabane rencontrée lors d'une randonnée où j'imaginais faire un feu de camp avec quelqu'une et s'abandonner là en pleine nature pour jouir de la beauté de la nature, partager des silences enrichissants, échanger des émotions et des pensées communes jusqu'à ne faire plus qu'un.

Écrit par : Gregory Peck | 17/10/2006

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