26/10/2006

Les choses

Je n’ai jamais rien compris aux choses et ce, depuis toute jeune.

J’ai commencé à vouloir comprendre les choses le jour où j’ai entendu un monsieur à proximité, dire à un autre « Pour que quelque chose fonctionne à nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre ». Et c’est alors, que je me suis dit qu’une chose devait quand même valoir beaucoup pour en parler ainsi.

Ça m’a rendue toute chose et comme je ne fais jamais les choses à moitié, il fallait que je voie les choses en face.

Un peu plus tard, j’ai entendu ma mère dire à mon père « Choisir est une chose, agir en est une autre ».

C’est sûr, quelque chose avait changé ma conception des choses, ce jour là.

Mais quoi ?

De deux choses l’une, il me fallait de la méthode avant toute chose mais je sentais bien aussi qu’il était impératif que je fasse autre chose de mes 10 doigts.

Lorsque j’en ai parlé à un ami, il me dit que c’était dans la nature des choses. Chose étrange comme s’il mijotait quelque chose.

J’en étais certaine, il y avait quelque chose dans l’air.

Il fallait absolument que j’éclaire la chose avant toute chose.

C’est là que mon ami me dit « Mais, tu es vraiment porté sur la chose toi !!! ».

Beh v’là aut’chose !!!!

« Fais la part des choses, il y a des choses bien plus graves » ajouta-t-il.

De deux choses l’une, il est à cheval sur les choses ou bien je ne fais pas la part des choses.

Mon père me dit alors qu’il fallait regarder à travers les choses et en faire étrenne.

Quelle chose incroyable, et dire qu’on ne peut pas faire grand-chose avec ça.

J’ai tenté de bien prendre la chose, mais ce n’était pas évident. Il fallait absolument qu’il en sorte quelque chose pour moi.

Quelques jours après le décès d’un arrière petit cousin, j’ai pensé que les choses allaient enfin être plus claires. Mes parents lui avaient promis de s’occuper de tout le cas échéant. Bien qu’ils n’aient pas le temps, chose promise, chose due, ils m’avaient demandé de régler les choses et lorsque son notaire me dit au téléphone que l’arrière petit cousin avait laissé certaines choses, j’allais enfin apprendre ce qu’était la chose.

Je me suis alors rendue en France pour voir ce notaire et lorsqu’il ouvrit le testament, il me dit « Il n’a pas laissé grand-chose » et il ajouta « C’est peu de chose mais sachez qu’il a bien fait les choses et qu’il n’a pas senti grand-chose»

Après quoi il m’a demandé :    « Vous avez quelque chose à ajouter ? »

Chose étonnante, je n’y comprenais plus rien.

« Mais dites-moi quelque chose », lui demandais-je

« Je vous dirai une chose, il faut appeler les choses par leur nom », me répondit-il.

C’est une bonne chose mais cela sert-il à quelque chose ?

À mon retour, en passant la frontière, le douanier me demanda si j’avais quelque chose à déclarer.

Là, c’était le comble.

Depuis, une chose est sûre, c’est que je fais une croix sur la chose.

Commentaires

Comme un air de quelque chose, Vous vous jouez des mots avec élégance... J'aime beaucoup, cela me rappelle le regreté Raymond Devos...

Cordialement
Marie

Écrit par : Marie Lanson | 26/10/2006

Tout à fait du Devos!
Je l'ai relu maintes fois, cela me fait frissonner!
Merci
Easy

Écrit par : Easy | 09/11/2006

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