18/04/2007

Beaux parleurs

Mes amis, méfiez-vous des beaux parleurs,

Leurs  paroles raisonnent d' après leur imagination, et non d' après les faits ;

Ce sont des charlatans du cœur et de l’esprit

Ils vous conseillent de grandes théories, non applicables pour eux-mêmes.

Ce sont d'aimables enchanteurs, mais de très dangereux séducteurs.

Le monde en regorge aujourd'hui, de beaux parleurs,

De ces beaux parleurs qui, tels les Pharisiens disent mais ne font pas...

Ils vous parlent toujours de cœur parce qu'ils en manquent.

Oh ! On peut fort bien parler d'amour, et être comme pas un pour les autres.

Que valent alors toutes ces belles paroles,

Toutes ces protestations ?

Méfiez-vous des beaux parleurs!

Ce flot de belles paroles qui paraissent jaillir d'un feu qui brûle à l'intérieur,

On ne s’en rend pas compte tout de suite mais ça "sonne creux" !

Et comment n'être pas encore plus sur nos gardes quand il semble supposer que les expressions de l'amour peuvent être vides d'amour ?

Ainsi, les gestes de l'amour pourront aussi être mensongers au point de pouvoir être commandés par un égoïsme sordide !

Alors, non seulement ça "sonne creux", mais ça "sonne faux".

Voilà bien déjà de quoi nous faire réfléchir.

Sont-ils des cœurs secs ? Je ne pense pas, non.

Mais ils tentent de vous emporter dans leur abîme, leur gouffre.

Méfiez-vous des beaux parleurs.

Des hommes se réveillent le matin et parlent.

Ils parlent de tout et de rien.

Leurs discours sont beaux et séduisants.

On leur prête l’oreille.

Ces messieurs croient détenir la vérité,

Ou plutôt, ils disent qu’il n’y a pas de vérité.

L’un d’eux laissera à la postérité cette formule qui résume à merveille leur enseignement : "L’homme est la mesure de toutes choses".

Ces beaux parleurs se plaisaient tout simplement à semer le trouble dans l’esprit de leurs auditeurs ou de leurs lecteurs.

Ils se disent bienfaiteurs et vous parlent avec le trémolo dans la voix ou dans la rime.

Les paroles viennent confirmer ce que la vie dit déjà par elle-même.

Non, je ne juge pas, je constate.

Les sophistes, ils sont nombreux,

Ce sont ces écrivains soi-disant insoumis aux partis politiques...

Pour eux, la vérité se trouve seulement dans leurs respectifs partis.

Ces messieurs qui vous avancent des informations inventées par eux-mêmes.

Ils cherchent à racoler, à vaincre.

Ils sont à priori convaincus d’avoir raison.

Et ils mettent en jeu tant d’artifices et d’astuces de la parole.

Ils savent, et les autres ne savent pas.

Les sublimes sont ceux qui traitent de l’esprit.

Méfiez-vous, apprenez à lire entre les lignes.
Et je me demande bien souvent s’ils sont des cons abscons car leur langage vous est inaccessible.

17:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

17/04/2007

Cadeau

Cette page, c'est pour vous qui passez me voir. Cette page, c'est cadeau pour vous essentiellement.

Je vous fais offrandes de vibrations, d'émotions, de frissons, de palpitations, de force, de larmes de joie.

En rendant hommage à quelques grandes dames du monde de la soul, du blues et du rock. Ces dames pour qui j'ai énormément d'admiration.
Je ne pense pas que ça soit un hasard si toutes ces dames sont de couleur noire.
Il faut être couleur chocolat pour avoir une telle voix, une telle force et autant d'amour.
Sans doute pour cela que je suis chocolatogirl en puissance, afin de tenter d'atteindre leur niveau.

 

Un coffre qui remplit bien plus que tout l'or du monde. Vitalité et joie débordante. Frisson garanti que nous offre Madame Patti Labelle.

Et parce qu'aucune personne n'est plus belle qu'une autre :
Patti Labelle & Joe Cocker
You are so beautiful

Sans vouloir léser Whitney Houston, ma sensibilité se penche plus particulièrement sur la voix de Nathalie Cole à la voix imposante, à la présence troublante.

Parce que l'amour est aussi dans l'amitié :
Whitney Houston & Natalie Cole
Bridge over troubled water

Que celui qui vient encore me dire que le blues est triste me jette la première note.

Je sais à qui je la chanterais

Aretha Franklin & Bonnie Raitt
Since you've been gone

Ce n'est pas sa voix qui chante mais son coeur, ses tripes, son amour, sa foi.
Je vous souhaite d'avoir comme moi des larmes de bonheur.

Etta James & Dr.John
I'd Rather Go Blind

J'ai eu la chance d'interpréter un soir ce morceau en compagnie d'un virtuose de la guitare. Pure plaisir, j'en garde un excellent souvenir.

Mais qui d'autre si ce n'est Tina Turner pour donner autant de punch dans le rythme et les cordes vocales

Tina Turner & Tom Jones
Hot Legs

Là c'est au tour de Whitney Houston à vocaliser de par son coeur et son âme.

Amis, nous avons tous quelqu'un qui veille sur nous ou pense à nous et quand je poste mes écrits, je pense à vous aussi.

Whitney Houston & Natalie Cole
Say A Little Prayer

Un dernier pour la route, j'espère que ça vous a plu

Bryan Adams & Tina Turner
It's only love

22:40 Écrit par Yvonne Kastou dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/04/2007

Récrimination

 

Partie à une soirée en compagnie d’un ami, que certains nomment clan ceci dit en passant, je me réjouis d’y rencontrer quelques connaissances qui se sont fait un plaisir de me tenir compagnie l’espace d’un instant. Ces personnes appréciant notre compagnie venaient, de leur propre chef, discuter de choses et d’autres, certains même, s’attablèrent à notre table, d’autres m’accompagnaient pour danser ou encore je me retrouvais en tête à tête avec une autre. L’ami qui m’accompagnait en fit de même, parfois avec moi, parfois sans moi. La soirée terminée, il m’a rejoint pour reprendre la route du retour.

Mais voilà qu’une chose étonnante m’arriva, une tierce personne m’accusa de certains faits alors que je n’ai remarqué sa présence à aucune heure de la soirée. J’avais pu remarquer la présence de certains de ses contacts qui m’ont d’ailleurs salué. Il est vrai aussi qu’étant sollicitée de gauche à droite, je n’ai pas eu la présence d’esprit de me faire la réflexion de son absence. Sans doute que si l’on devait me faire certains reproche, ce serait celui-là.

 

Les technocrates ont leurs raisons, que la raison ignore.

 

Mais on a toujours tort de se mettre en colère face à quelqu'un. L'absence de raison ne fait qu'accuser celui qui s'est senti, à tort ou à raison, blessé. Si la colère est un sentiment légitime, elle n'a jamais à s'exprimer devant autrui, parce qu'elle est l'expression d'une intimité bouleversée et, à cause de l'incohérence dont elle est la manifestation, elle ne donne rien à comprendre. Accuser l’autre de ses propres souffrances est un chemin à la facilité. Se montrer mature, c’est prendre en charge la responsabilité des deux parties mais faute de culpabilité, il est plus commode d'accuser et de reprocher plutôt que de questionner.

 

La dimension relationnelle est une composante de l'être humain, le sens de l'existence est fait de cet élan vers autrui. On se centre sur les efforts à faire, plutôt que de se fixer sur la bonne attitude à avoir vis-à-vis d’autrui et la part, ou responsabilité, ou investissement personnel, que cela implique.

En allant vers les autres, on se décentre de soi, peu à peu s’estompent les limites de l’égoïsme.

 

Le racisme, c’est également utiliser une nationalité, une religion ou autres pour en faire une généralité

 

Le racisme est une idéologie basée sur une croyance qui postule l'existence de "clans" au sein de l'espèce humaine, correspondant généralement aux grands ensembles continentaux de groupes ethniques, telle que les Américains, les Européens, les Catholiques, les Musulmans, les Belges, les Français, etc…et qui de surcroît les hiérarchise.

Cependant, le sens le plus courant, faisant la confusion avec xénophobie et ethnocentrisme, désigne une attitude de mépris et d'hostilité, pouvant aller jusqu'à la violence verbale ou physique, voire même morale, envers des individus appartenant à une philosophie différente. Ces comportements, conscients ou non, sont supposés s'accorder avec une théorie raciste, en considérant telle catégorie de personnes comme fautive.

Le « racisme », tant dans le sens de théorie que dans le sens d'attitude, est majoritairement considéré en Occident - et en Occident seulement - comme socialement inacceptable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelles qu'en soient ses manifestations.

 

Faire des généralités

 

C’est étendre à tout un ensemble de personnes ou de choses. Dans l’absolu, c’est raisonner ou conclure du particulier au général. Peut-on généraliser avec le chiffre 3 se référant au nombre de soirées, en sachant que la première s’est vue être la démarche de l’accusée, que la seconde s’est vue l’accusée s’asseoir, danser et faire un peu d’humour avec l’accusateur, la troisième explicitée plus haut.

 

Quoi de plus médiocre également que de condamner des inconnus par quelques termes des plus vulgaires reprenant un semblant de plumage conféré aux volatiles d’autant plus qu’ils ne sont responsables d’aucun méfaits. Se déclamer de « pas méchant » aurait-il une signification différente de celle apprise sur les bancs scolaires étant donné la richesse du vocabulaire français et la difficulté de la dialectique actuelle entraînant nombreux conflits sans fondement.

 

« Chacun est libre d'avoir ses idées quelles qu'elles soient et de se comporter comme il en a envie si il n'atteint pas la liberté des autres. »

 

Déclamer une telle philosophie remplie de bon sens n’est que théorie non appliquée si l’on en croit les déclamations précitées et signifiant l’antinomie dans toute sa splendeur.

 

En résumé, il faut savoir que nous sommes tous acteurs de notre propre vie, que le centre de la terre est inaccessible étant donné sa température trop élevée que pour s’en approcher mais également que Salvator Dali en a découvert l’endroit suite à une révélation, à la gare de Perpignan lorsqu’il est entré à la station ferroviaire.

 

Je suis l’unique personne de mon parti dont les principes sont sans jugement n’ayant aucune prétention de supériorité ou d’infériorité vis-à-vis d’autrui, n’optant ni pour la gauche, ni pour la droite mais pour le centre, ignorant les races si ce n’est celle de l’être humain étant donné mes origines trop nombreuses et me qualifiant d’international dans le sang comme dans l’âme. Être catégorique est hors propos, animosité et haine étant des sentiments inutiles et vains, perte de temps dont je n’ai pas l’oisiveté.

 

À bon entendeur.

15/04/2007

Musique en partage

J'ai récemment découvert cette vidéo. Malheureusement la qualité n'est pas top. Mais quelle bonne surprise d'apprendre que Monsieur Screamin Jay Hawkins et Serge Gainsbourg s'étaient rencontré et en plus pour faire un duo du célèbre "Constipation blues"

 

On sait maintenant ce qu'il adviendrait de moi si j'allais voir ce virtuose, Mister Steve Vai (voir Sensuel Blues

A vous donner des complexes

Moi je veux bien me faire opérer à ce prix-là "Jason Becker - Guitar Clinic"

Buddy Guy. Je garde de ce musicien un souvenir exceptionnel et inoubliable lorsqu'il est venu se poster devant moi pour m'offrir un solo guitare. Il faut dire que je l'avais cherché, un jour je vous raconterai
Ici, avec Carlos Santana

17:40 Écrit par Yvonne Kastou dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Dans mon jardin

Dans mon jardin,
Il y a l'amour,
Pas celui de l'illusion et de l'hypocrisie,
Mais celui de la pluralité des sentiments,
Sans idéal car l'idéal le fâne.

Dans mon jardin,
Il y a la douceur du temps suspendu,
Les doutes y sont chassés
Et les différences acceptées.

Dans mon jardin,
L'amour a ses quatre saisons
On ne craint pas le noir
Car la lumière est en soi.

Dans mon jardin,
On n'imite pas l'événement,
On ne l'anticipe pas,
On produit le présent,
On ne vit pas par procuration.

Dans mon jardin,
On habite nos rêves,
On fait fi des matières,
Et on cultive la vérité.

Dans mon jardin,
Les mal intentionnés ont été vite piqués,
On n'y pénètre pas facilement.

Dans mon jardin,
On y goûte toutes les saveurs,
On y sent tous les parfums.

11:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/04/2007

Crois-tu...

 

Crois-tu en l’amour que tu aimes ?
Tu en rêves sans cesse, tu y crois.
Et lorsqu’il se présente devant toi, tu as peur.

Développe tes ailes et envoles-toi.
N’aie pas peur puisque c’est celui-là.
Préfères-tu rêver une relation plutôt que de la vivre ? 
Ne te sens pas victime?
N’attends pas que l’autre vienne te chercher.
Loin d’être invulnérable et inaccessible,
C’est un délire que d’attendre un signe.
Ne cherche pas à savoir qui a tord, qui a raison.
Ne pense pas que l’autre est plus fort.
Assume ton attitude et tes responsabilités.
Trouve en toi ce qui est à refaire ou pas.
Seul possesseur de la clé,
Laisse tes souffrances passées.
Ne te cache pas derrière les lignes.
Ne te niches pas entre les termes.
Cours, vole, sois transparent.

Apprends à quitter le cercle vicieux,
Pour entrer dans le cercle vertueux.
Respire, marche, cours, crie.
Le monde t'attend.
Et si tu te fais refouler, ne t'en retourne pas, va-t'en.

11:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/04/2007

Conseil sur la route

Parfois, vous rencontrez sur la route ou sur l'autoroute, des panneaux qui vous conseillent votre conduite.

Beh suis pas sûre qu'il faille prendre tous ces conseils à la lette.

L'autre jour, j'ai vu un panneau qui disait  : Levez le pied.

Non mais ça va pas la tête, déjà que je ne suis pas contorsionniste mais en voiture c'est quand même dangereux de lever le pied. Et puis pourquoi faire ?

La maladie des 5 C

Oui j'ai la maladie des 5 C.

En clair,

Café

Coca

Cigarette

Chocolat

et je vais

Crever

Un silence…

 

Un silence...

Aussi aigre qu’une saveur amère,

Aussi lourd qu’une larme,

Aussi léger qu’une feuille,

Aussi envoûtant qu’un charme,

Aussi blessant qu’une lame,

Aussi dangereux qu’une arme.

Un silence…

Plus sonore qu’une parole,

Plus expressif qu’un déni,

Plus bruyant qu’une clameur,

Plus corrosif qu’un mépris,

Plus enflammé qu’un brasier,

Plus cruel qu’une agression.

Un silence…

Pouvant contenir de sourdes et soudaines complaintes,

Pouvant abonder de ces murmures muets tant espérés,

Pouvant revêtir la noirceur d’une froideur acérée,

Réfléchissez avant de ne pas parler.

11:15 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/04/2007

Au-delà

 Au-delà de mes souvenirs,
De mes rêves,
De mon savoir,
De mes désirs,
De mes sensations ;
Derrière l’écran où se forment,
Se marient,
Se dissolvent
Et se recomposent incessamment des images mentales ;
Au-dessus de ma raison ;
Plus loin que ma conscience,
Réside de mon être blanc,
Marbre enfoui,
Pareil à ces idoles des Cyclades,
Sans traits et pourtant humaines,
Visages à la fois exacts et indéterminés,
Non pas figures,
Mais hiératiques emblèmes de la figure.
Que j’arrête en moi le flot ;
Que je fasse le silence et l’immobilité,
J’entre dans la lumière et la paix des profondeurs.
La force et la joie de l’unité me poignent.
Je suis mon origine,
Ma fin et mon éternité.
Je suis venu pour être.

18:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/04/2007

Je rêve

 Une rencontre
C'est un instant décisif,
Une porte, une fracture,
Un présent qui marque le temps
Et crée sa continuité.

Je suis entre l'univers cartésien
Et celui du rêve,
Je suis dans un autre temps,
Dans un monde où il est encore permis de rêver,
De s'octroyer ces instants présents de vie ultime.

Je suis tel l'équilibriste funambule
Se laissant soutenir par l'événement.
Je rêve d'être licorne
Chérie par les dieux
Et caracolant dans la forêt magique,
Ne se laissant jamais enfermer
Pour ne pas mourir de tristesse.

Les idées larges, ouvertes
Sont le gage de la liberté.
Vous pourrez tout me prendre
Sauf ma liberté de penser,
Personne ne sort indemne de la recherche de soi,
Une recherche constante,
Celle de tous les instants
Qui font la vibration de notre âme
Aux couleurs et effluves,
Senteurs profondes de la vie.

Un monde que l'on découvre en soi,
Qui passionne,
Je suis une nomade,
Une nomade qui se refuse obstinément à se sédentariser.
Le monde est mon pays.
J’ai choisi d’être nomade,
D’être une citoyenne du monde.

On va se promener où on veut,
On sait ce qui se passe partout…
Et on ne sait pas ce qui se passe au-dedans de soi-même.
Et mon âme voyage et vole.
Qu'il est bon d'être léger
Un monde où tout est réinventé

18:04 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/04/2007

Impulsion

Je vis dans la passion,
La passion de ce qui m'enflamme.
J'aimais, j'aime et j'aimerai.

Toujours cette passion brûlante et douloureuse de la découverte, de l'inconnu.
Mes doigts se contractent à en faire blanchir mes articulations.
Mes mâchoires me font mal à force de serrer les dents.
Avoir les entrailles qui se resserrent,
Misanthrope, enfermée dans mon cocon de romantisme baudelairien.
Être une enfant encore passionnée et enflammée pour tout ce qui touche à l'utopie.

J'écris, j'écris, à m'en faire mal, à en pleurer de fatigue.
Aimer à en souffrir, aimer si fort.
Mon cœur s'emballe.
Je crois à présent que je ne suis pas normale,
Je porte le Che dans la poitrine,
Je ne serai qu'une oreille qui écoute ton cœur battre,
Un œil attentif à ton plaisir,
Une bouche qui murmure,
Un nez qui explore chaque parcelle de ton corps.
Je disparais du monde des vivants.

Rien ne vaut plus la peine d'être vécu que cela.
Le temps des merveilleuses escapades et de la passion qui empêche de dormir.
L'orage qui balaie les erreurs du passé pour ne laisser que la certitude de tout savoir sur l'amour.
Et jurer sous tous les cieux qu'on ne tombera plus sous son emprise.
Jusqu'à ce qu'un simple regard fasse baisser le mien.

Où es tu ?

L’Amour, c’est surtout d’être vrai.
Alors pourquoi me demande-t-on de calmer mes ardeurs ?
La lune qui quitte son éclipse pour donner naissance à un faisceau de lumière,
J'espère que tu garderas toujours un beau souvenir de moi.
Que tu auras toujours du respect pour ce que je suis et ce que j'ai été.
Qu'il y aura toujours une petite place de moi,
Cette petite flamme au fond du coeur.

J'écris sans cesse dans ma tête, bien plus que sur papier.
Je suis parfois ridée sans être pour autant vieille.
A cause de papa, à cause maman, de mes frères, de mes amis, de mes amants, de mes patrons,
A cause de mes échecs, de leurs abandons, de mes frustrations, de ma sexualité, de mes joies, de mes différences, de mes rêves,
A cause de toute cette réalité dont je ne veux pas, qui se refuse à moi,
A cause de ces choix que j’aimerais faire,
De cette vie que je voudrais apprendre.
D’aimer, de m’aimer.
De faire de ce patrimoine que la nature ma donné une chance, pas une faiblesse.
De voir autrement qu’avec les yeux de papa et de parler autrement qu’avec la bouche de maman, de S... et de S...., ou encore de B...

Je voudrais juste, s’il vous plait, vivre un peu, beaucoup,
passionnément, intensément et goulument.
Réussir est normal, rater aussi.
La vie est une vague, avec ses bas, avec ses hauts.
La réussite et l’échec ne sont que deux menteurs.
J’aimerais que l’on me dise je t’aime.
J’aimerais que l’on me téléphone le soir.
J’aimerais que l’on pense à moi.
Tu imagines à quel point,
Tu imagines le bonheur que tu dois ressentir lorsque tu te lèves le matin auprès de quelqu’un,
Et que tu le serres ?

Oui j'ai tous les symptômes de la passionnée,
Il me faut tout et tout de suite.
Et alors ?
Parler de tout, parler de rien.
Avoir une complicité comme si l'histoire datait de loin.
Une histoire d’amour doit donc commencer comme cela,
Avec de la tendresse, de l’écoute, des rires, et de la simplicité surtout.
J’attends une grande histoire, j’attends celui qui…
Mais cela je ne le dirai pas, pas encore.

Je ne t’ai jamais dit je t’aime,
Je l’ai pensé très fort.
Et sans doute que je ne te le dirai jamais.
On dit qu'un Amour pousse toujours un autre pour prendre sa place.
Et bien non, pas dans mon cas car tu seras toujours là.
L'autre sans doute t'atténuera mais jamais ne t'effacera.
Au nord, au sud.
A l’est, à l’ouest.
En ville, dans les jardins.
En hiver, en été.
Dans les larmes, dans les rires,
Dans la nuit, dans le jour.
Dans toutes les odeurs,
Dans toutes les saveurs,
L’Amour, partout.
L’Amour avec amour,
Entre douceur et tendresse,
L'Amour sans cesse.
Sans le savoir, sans le vouloir, tu m'as fait mal, énormément de mal.
Je voudrais te crier la rage que je ressens partout en moi,
Du bout de mes cheveux jusqu’à mes doigts de pied.
L’Amour est la plus grande des injustices et je fais fi des lois sociales.

Vivre l’intensité,
La vie,
La force,
La tendresse,
La force de la tendresse.
Comment ne pas vivre autrement.
L'amour, c'est comme le lac des cygnes de Tchaikowsky,
Force, caresse, tendresse, morsures.
Ca fait du mal, ça fait du bien.
Le rythme, la pression, l’intensité.
Les doigts qui serrent à sang, qui se relâchent.
Le souffle. La profondeur.
L'amour est comme un art, comme l’écriture,
La musique ou la peinture,
Il doit être vivant.

10:44 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

01/04/2007

Péplum

 

Péplum en négatif dans ta mémoire,
Cherchant dans les sons l'éclosion du prochain mot à jamais dit,
Ces chuchotements de la conscience quand elle se fond entre les gestes,
Ombre des mots,
Ombre des faits,
Ombre des gestes,

Un texte fait de sang,
La grande muraille des sentiments,
Le cœur qui bat sous la poitrine,
Perce-voir par delà l’ombre de la morale,
Vivre l’intensité rarement atteinte en cette époque.

Au delà des mots,
Au delà des vies,
Au delà des morts,
Brulûres intensives dans les jambes, les bras et le ventre,
Un bruit sourd et étrange gagne l’être tout entier.

Temps présent, qui ne compte plus, qui n’est plus rien.
Le seul système serait solaire,
Il s’agirait de vivre alors un maximum d’intensités,
Pour le meilleur et pour le pire,
Dans des orgies intraduisibles dont le seul nom est l’Indicible.

Légitimer tous les délires,
Légitimer tous les désirs,
Légitimer toutes les révoltes,
Anarchie d’astres sublimes,
Légitimer la peur,
Légitimer les transgressions et la folie,
Légitimer les privilèges d’une pensée rare et sublimée.

Un regard peut éveiller l’autre soleil qui gît en toi.
Cette lueur céleste inscrite en l’homme,
Au plus profond de ses entrailles.
Les lèvres muettes de l’espace temps digèrent le sens des précipices,
Des profondeurs jamais atteintes qu’un langage muet ne peut atteindre,
Même un langage très synthétique,
Mais qui n’aurait cette flamme en lui.

Toutes les présences de l’univers qui se répètent ici maintenant,
Et sans enfreindre aucune des règles,
Nous restons libres d’élaborer le cours d’une vie la plus parfaite,
La plus terrible,
La plus magnifique,
La plus magique des vies acquises étant toujours celle que l’on est.

Sommet des cimes de ton espace,
Sommet des cils de ton regard,
Sommet des cimes de ton amour,
Ce magnifique amour meurtri par la matière.

Quitte à crever enfin pour vivre,
Le centre de la vie est dans ton coeur.
Chaque seconde est un siècle,
Chaque mot est une bombe,
Chaque soupir est le royaume où le souffle s'élève vers les cieux les plus hauts,
Vers les cieux bienveillants qui président notre être.
Je crois que le plus bel hommage que l’on puisse rendre à cette planète,
à cette matrice qui nous fait vivre,
à cette vie qui vibre en nous,
Qui est en nous,
Et qui est nous,

C’est de faire l'amour le plus souvent,
Et faire l'amour ne veut pas dire n’importe comment,
N’importe quand,
Avec n'importe qui.
Car faire l'amour c'est être amour.
Et se laisser bouffer par l'autre,
Se déposséder de son égo,
De son petit moi bien égoïste,
Bien ridicule et bien mesquin.

Faire l'amour éternellement,
Comme inonder tout l'univers de cette fraîcheur qui vous emplit comme un grand souffle,
Pénétrer tous les arcanes de la nature,
Respirer et s'élever avec le regard dedans son oeil.
Renversement de la conscience à l’intérieur de la conscience qui se dédouble et se voit faire.

Point n’est besoin de voyager car le voyage est immobile,
Oui, le voyage est immobile, ainsi que la lumière,
Et dans la vie il y a la mort,
Et dans la mort, il y a la vie,
Et dans le regard il y a l'amour,
Et dans ton oeil est l'univers,
Et l'univers vit dans ton coeur,
Et ton coeur bat dans les lumières des galaxies de l'éternité.

Il y a une paix après la mort,
Mais on ne doit pas en rester là,
Sans cesse changer de cap,
Ouvrir des brèches dans l’horizon,
Fouiller les terres de la conscience,
Explorer l’ombre et la lumière,
Implorer les cieux et le silence,
La fin du vide, éternellement...
Le moindre instinct est sublimé en ne refoulant aucun désir,
Aucune terreur...

Mais j’aimerais sentir ta main contre la mienne en ce moment.
Je sais, bien sûr, la solitude, inexorable aux êtres humains.
Mais le fleuve du temps est si rapide que je voudrais une fois encore,
Une dernière fois,
La première fois,
Te dire ces rêves intraduisibles,
Ces vibrations si merveilleuses,
Qu’ouvrit un jour la clef des songes.

Il n’y a pas de réalité.
Il y a mille réalités.
Tout est sacré,
Tout vit,
Tout vibre,
Et le respect est une jouissance que teinte la tristesse de re-trouver l’Autre…

Quelques visions encore maintenant persisteront jusqu’aux entrailles, Jusqu’aux tréfonds de la connaissance que je peux avoir du réel,
Du vrai.
Et si tout cela ne fut qu’un Rêve ?


08:00 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |