12/06/2007

Le point du non-retour

Pauvre naïve, les pieds dans la tombe, elle crève à l'intérieur à petit feu. Sur l'océan, elle s'est échouée.

On lui avait promis qu’elle toucherait les étoiles.

Elle y a tellement cru mais Vous !

Oui Vous !!!

Vous avez franchi les barrières du non retour.

Au nom de quoi ?

Au nom de qui ?

Alors, elle est là, et ça la mord, encore et encore…

Cet univers frivole où chacun tente par quelques entreprises de séduire.

Puis, après avoir joué de ses charmes, laisse l'héroïne tragique sombrer, mais . . .

Elle se sent poisson échoué qui expire.

Et quant elle observe la vie, elle voit rôder la mort…

La vie a tout fait pour la débaucher et seule la mort pourra la moraliser,

Seule la mort pour soulagement.

Elle a été trahie.

Quel exercice terrible de ne pas être comme le passé l’a moulu.

Ce moule, fabriqué avec les gens de passage,

Alchimie d’un bref instant qui fait de nous tout ou rien.

Seigneur de la débauche et des plaisirs turpides,

Tu veux posséder son âme.

Parfois elle se tait,

Parfois elle en parle,

Parfois elle rumine,

Parfois elle l’exprime…
Parfois elle l’écrit,

Parfois elle se cogne sur un mur,

Parfois elle rougit,

Parfois elle tourne au vert.
Ou elle l’avale, le crie, le pleure.
Parfois elle se venge, des fois  elle oublie, ou vit avec.
Des fois elle réfléchit, analyse, en tire des leçons.
Elle grille une cigarette, des cigarettes,

Parfois elle se gave, ou devient anorexique.
Elle écoute du blues, des fois du classique.
Elle regarde un film drôle, ou un film de Woody Allen.
Elle dort.

Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? se demandait Pascal.  

Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige !

Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ;

Dépositaire du vrai,

Bourbier d’incertitudes et d’erreurs ;

Gloire et rebut de l’univers.

 

Elle a cru en vos paroles,

En vos mots,

En vos regards,

En vos actes.

Maintenant elle ne croit plus en rien

Ni personne,

Ni femmes,

Ni hommes,

Ni parents,

Ni amis….

Elle ne croit plus qu’en la mort.

Celle qui la délivrera de votre présence.

Celle qui ôtera ce virus indescriptible et insupportable qu’elle porte en elle.

 

Elle attend la mort,

Elle a dépassé la limite du non retour,

Fini le courage,

Fini l’espoir,

Fini les croyances,

Juste la mort,

Non pas la mort humaine,

La mort d’un corps,

Mais la mort d’une âme.

Aujourd’hui elle enterre son âme et en fera le deuil comme il se doit.

Place à l’âme débauchée, puérile.

10:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Hello Très sincèrement, je trouve ce texte grandiose, pour son contenu, et son rythme. Belle inspiration que voilà..

Écrit par : Edouard | 12/06/2007

J'aime beaucoup ta façon d'écrire. De remettre les choses à leurs justes places et en toutes précisions. Ce post-ci, comme le précédent, me plaît beaucoup. A bientôt.

Écrit par : Syolann | 12/06/2007

Bonjour Un texte superbe écrit sans fausse pudeur que j'ai lu avec un immense plaisir.

Bisous tendres,

Écrit par : La Bohème | 13/06/2007

Bon dieu !!! Autant de sensibilité, autant de ferveur et d'amour. Qu'est-ce que je t'aime toi !!!
Messieurs, Ouvrez donc vos yeux.

Écrit par : Ton Prince Charmant | 25/06/2007

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