29/07/2007

Avec Toi

Avec toi,

La vie chante comme une musique,

La mélodie est suave,

La vie est une caresse,

Les fruits sont nectars,

Les larmes sont chaleurs,

La nature est majestueuse,

Les couleurs s’intensifient,

Les arbres se gonflent,

Les rues se dé-sombrent,

Les nomades s’arrêtent.

 

Avec toi,

Humilité, gratitude, jubilation,

Don magnifique,

Rien ne se sépare de rien,

Tout est relié,

Conscient et heureux d’être,

En-rythmé avec l’univers,

Macrocosme et microcosme régissent à plein pouvoir,

La raison d’être devient enchantement.

 

Avec toi,

Pleine satisfaction d’exister devient bien suprême,

Contre quoi bien matériel est dérisoire,

Symphonie et vibration générale,

Unité suprême quelque soit les croyances,

Tous sont accord, croyants ou non,

Bouddhistes, Chrétiens, Musulmans, Juifs et Autres.

 

Avec toi,

Passer à travers les apparences,

Pour vivre en vérité,

En harmonie avec soi,

Et ensuite avec les autres,

Aller au-delà de l'espoir, du désespoir, du rêve,....

Jusqu’au savoir,

Jusqu’à à la conscience,

Jusqu’à la réalité,

Jusqu’à la vérité.

 

Avec toi,

Tenir, avancer vaillamment,

Avec sur les lèvres... un sourire,

Confiance et amour s’offrent gratuitement et complètement,

Vibrer d’éternel et de transitoire,

Beauté particulière, inhérente à des passions nouvelles.

 

Avec toi,

La vie est une Ligne, cette courbe là…

Un Son, cet accord là...

Un Toucher, cette caresse là...

Une Saveur, ce goût là...

Une Odeur, ce parfum là...

 

Avec toi,

Quelque chose d’absolu et de particulier,

Une beauté absolue et éternelle,

Amant de la beauté spirituelle,

Un oasis jamais épuisé,

Etoile polaire à la beauté éclatante,

Disciple de Senèque,

Relais à l’univers

 

Avec toi

Oh oui, avec toi.

 

 

10:25 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/07/2007

Le Spéléologue IV

Si vous n'avez pas lu :

Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III

 

IV

Sorti de mon rêve éveillé, je me suis avancé dans l’entrée de la cavité, le décor était magistral, le lichen rose tapissant la voûte dégageait une luminosité irréelle et me conviait à aller plus loin.  Soudain, une voix....J’entendais une voix ! J’essayais de la trouver. J'écoutais. Des voix se perdaient dans les galeries. J’étais dans les entrailles de la terre qui se jouait de mes oreilles et m’égarait dans les méandres de ses boyaux. Là où je ne voyais que des impasses, il y avait en réalité de nombreux passages et l'exploration des lieux m'apparaissait complexe. Pourquoi prendre telle direction, telle galerie plutôt qu'une autre ? Serge m’avait raconté à mes débuts que le spéléologue se laisse guider par les courants d'air. Ainsi le moindre souffle était un fil conducteur…

Je me suis alors glissé dans une galerie étroite en rampant, au fur et à mesure de mon avancée, le passage se resserrait autour de moi. J’étais coincé tout contre les parois, j’ai rampé centimètre par centimètre. J’étais cerné là, au cœur de la roche, dans cette intimité avec la pierre, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux quantités de masses de montagne au-dessus de ma tête et ça m’effrayait. Une grotte n’est-elle pas le lieu de passage entre deux mondes, que me réservait l'au-delà ?

La roche était puissante, majestueuse et d’une beauté sans pareil. Je me suis arrêté un moment pour admirer les parois. L'eau l’avait lavé, mettant à nu sa blancheur originelle, polie comme l'ivoire. Par endroits, il prend des teintes d'ocre, de rouille ou de terre brûlée. La contemplation de ce paysage sculpté par les eaux est la contemplation de l'œuvre du temps, des mouvements répétitifs des courants, des frottements de la pierre, de la patiente érosion du minéral. On est là, dans la conscience du processus d'érosion et de la beauté qu'il fait naître.

 

Alors, j’ai regardé quelques coins particuliers et comme il m’arrivait souvent de le faire avec les nuages, je me pris à jouer pour découvrir les formes et les images. Et la roche me parlait.

J’éprouvais une sensation de vouloir rejoindre des mondes inexplorés, de vaciller dans un lieu cosmique où s’effondrent les enceintes de l’individualité, où les destinées se rejoignent dans leur arôme. Cette contrée du divin où s’installent des flux contraires dont les bouleversements conduisent les destinées, de la même façon que naissent les phénomènes météorologiques, les cumulus, les vents, les mouvements de la mer et tout ce qui naît de la nature. 

Je voyais des nuages, des oiseux, des arbres, des fleurs, des tigres, des ours, des objets de toute nature. Je voyais des êtres fantastiques aux visages déformés, aux corps finissant en fumée, des sourires, des douleurs, des rages, des grognements. Tout ce qu’un être humain peut voir dans la réalité et dans son imagination extravagante, des beautés naturelles et des mondes fantasmagoriques. J’avais la nette impression d’entendre les sons qui vont de pairs, le bruit des feuilles se frottant l’une contre l’autre dans les arbres que le vent faisait valser, le chant des oiseaux au petit matin, le rugissement lointain d’un félin, le tic tac mécanique d’une horloge, des éclats de rire, des sons jamais entendus venant des mystères de la terre. L’écho de la caverne mélangeait tout ces sons, les faisaient ricocher contre les cloisons, valser dans les airs comme une invitation à la danse. S’ajouter à cet assortiment, des bruits de percussions à un rythme enjoué.

Je valsais avec le temps et m’extasiais de cette union.

Mon attention s’arrêta net devant une forme familière. Un froid glacial parcourait mon épine dorsale à m’en faire mal. L’image qui se trouvait alors devant mes yeux me donna un tel choc que mes bras et mes jambes devenaient paralysés. Mon sang brûlait dans mes membres à me faire mal. Ça en était à la limite de l’insupportable.

 

Suite 

 

12:26 Écrit par Yvonne Kastou dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2007

Esperanza

Esperanza,
D’un bien-être en nos cœurs,
Esperanza,
Et l'espoir est en nous.

L'amour est né de tous petits riens,
De mots anodins,
Prenant forment malgré nous.

Et dans nos cœurs il a fait son nid,
S'est épanoui dans nos rêves un peu fous.
Et pourtant au lieu de louer la providence,
Et cette chance bien à l'avance,
J’ai voulu savoir si plus tard …

Mais puisque je t'aime,
J’ai envie qu’on oublie tout,

Gommer et recommencer.

Qu’on vive le moment qui vient,
Sans avoir peur des lendemains.
Qu'adviendra-t-il ?
Qu'importe, c'est la vie.
Je ne connais en tout que ce cri :

Esperanza
Cesser de se tourmenter,
De se torturer,

De s'inquiéter,

À quoi bon.
Car ces pensées qui font du mal,
Me semblent anormales,
Se ronger sans raisons,
Crois-moi, il faut oublier pour toujours ce qui tracasse,
Et les angoisses car le temps passe,
Et ce qui est perdu jamais ne revient rire,
Mais sans rien dire il se retire.

Tu vois, moi, je prends jour aux lueurs de ton cœur,
Pour te donner de l’amour, le meilleur.
Ne sachant si demain peut donner du nouveau,
J'ai confié mon destin à ces mots

Et ces mots se résument en un…

Esperanza

19:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/07/2007

J' m'en fous

J' m'en fous complètement,

Il pourrait m'arriver n'importe quoi,

Je pourrais être n’importe où,

J' m'en fous.

 

J'ai mon amour qui est en moi,
J'ai mes croyances qui font que je crois,

Mon univers avec ses lois,

Le reste, j’ m’en fous.



Tant que ses bras m'enlacent,
Tant que sa bouche m'embrasse,

Tant que ses yeux me caressent,
J’ m’en fous.

 

Passer des heures avec lui,

Aller n'importe où,

Même sans le sou,

J’ m’en fous.

 

Tant qu’il est ce qu’il est,

Et ce qu’il n’est pas,

Danser, fermer les yeux,

Le reste, j’ m’en fous.

 

Oublier le temps,

Laisser couler les heures,

Tant que mon âme est avec lui,

J’ m’en fous.

 

Et ce que les gens pensent de moi,

A aimer d’un amour comme ça,

Tant qu’il aime être dans mes bras,
Tout le reste, j’ m’en fous.

21:02 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/07/2007

L'orage

Elle aimait l’orage.

Elle aimait lorsqu’il retentissait de toute sa puissance,

Comme si le ciel se déchirait.

Elle aimait ce son grave,

Comme si toutes les colères humaines s’étaient rassemblées en un seul cri.

Une plainte venue de l’au-delà avec toutes les forces du monde réunies.

 

Pendant les orages,

Elle prenait un plaisir à ouvrir la fenêtre,

S’asseoir au rebord et observer les éclairs.

En comptant jusqu’au grondement.

Elle se délectait en regardant tomber les pluies torrentielles.

 

Elle aimait à penser que la nature entière se mettait en révolte

Contre lequel l’humain ne peut rien.

Adad revenu à Babylone en compagnie d’Indra

Arinna chevauchant les nuages sur son char en compagnie de Thor.

 

Cette fois, elle était seule.

Elle attendait dans la voiture à admirer cette émeute naturelle.

Elle regardait les gens courir pour trouver un refuge.

Elle restait là.

À l’opposé de certains, l’orage la calmait, la rassurait.

Et ce petit pincement de peur la mettait plus en vie encore.

Elle rêvait même parfois qu’un éclair l’emporte.

 

Et la radio chantait,

Elle aimait aussi écouter la musique en voiture.

Enfermée dans ses quatre murs de métal,

Elle pouvait mieux percevoir les mots et les notes.

 

Et puis,

Cette chanson,

Chanson fantôme,

Surgie d’outre-tombe,

Cette chanson qu’elle n’écoutait plus,

Ces paroles qu’il lui avait fait trop de bien,

Pour ensuite lui faire trop de mal

 

L’orage était maintenant en elle.

Il poussait ses plaintes insupportables dans ses tripes.

Sa douleur indescriptible,

Sa puissance inégalée,

Sa force jamais pondérée.

Comme pour le ciel,

Ses viscères se déchiraient avec une puissance démesurée.

 

Un souvenir comme l’apparition d’un spectre.

Cet air, elle ne l’écoutait plus depuis un temps.

Ces mots l’affligeaient comme un couteau tourné dans une plaie.

Chanson déclaration,

Chanson aveu.

Elle l’avait écouté vingt à trente fois par jour.

Et l’entendre la ramenait à toutes ces questions laissées sans réponse.

Avait-elle pris trop comptant les moindres paroles ?

C’était à la fois bon et à la fois douloureux de l’entendre.

Bon parce qu’elle revivait ces moments intenses

Où elle aurait payé cher d’y revenir,

D’y re-goûter.

Et douloureux par l’actualité des choses.

Elle a passé son temps à attendre n’osant plus ou presque plus rien dire.

 

Avec le temps va tout s'en va

Monsieur Ferré avait bien tord.

Elle avait mimé Monsieur Jonasz

En cherchant partout

À en boire toute l’eau des rivières pour voir le fond

Et pour soulever les pierres,

À couper les arbres des bois pour voir plus loin

 

Après l’orage, la pluie,

Après la pluie, le soleil.

Son orage interne en fit de même.

20:28 Écrit par Yvonne Kastou dans Amour et Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/07/2007

Regard

Qu'est-ce qui n'est pas désespérant pour un regard lucide ?
Qu'est-ce qui n'est pas futile pour un regard désespéré ?
Un regard qui palpe et interroge,
Sonde et caresse,
Pénètre et étreint,
Cherchant à savoir.

Gravité du regard,
Regard doux et ardent,
Regard qui gêne,
Décourage,
Impressionne.
Regard qui creuse autour de soi la solitude,
Regard qui trahit,
Regard qui pense.
Mais au bout,
Regard transparent,
Regard vrai.

21:56 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/07/2007

Croire ou rêver

 On ne regagne jamais qui l’on a commencé à perdre,

Mais on peut rencontrer l’autre qui se cache derrière.

Elle l’avait rencontré à la croisée des chemins.

Elle avait consenti un bout de route,

Sans penser que cette dernière avait une fin.

Ils ont fait l’un et l’autre le tour du propriétaire,

Tout en préservant l’intimité de chacun.

De là où ils sont allés, ils ne sauraient tout à fait refluer.

Elle ne savait pas parler la langue de l’amour,

Mais elle voulait être un OUI ouvert,

Un OUI du fond de l’âme.

Combien se sont pendu au cou de leur partenaire

En exprimant la puissance de leur sentiment.

Et à peine déclaré qu’ils se sentent déjà moins aimant.

Elle, elle s’était pendue aussi à son cour,

Mais c’était pour tenir sa promesse mot pour mot.

Mot pour mot, elle avait exprimé ce qu’elle ressentait tout simplement.

Non, n’était pas folle, dévoreuse ou castratrice.

Simplement gauche des mots qui se prononcent.

Et lui, il dansait en virtuose

La valse du pas en avant, des deux pas en arrière.

Étrange sensation, elle avait l’impression de l’avoir connu en raccourcis

Au cours d’une seule soirée.

Toutes les formes de l’amour avaient défilé

Sans passer par la plus courante, la plus merveilleuse.

Elle avait pris le temps de le regarder,

D’aimer sa voix,

Ses yeux,

Ses lèvres,

Son cou,

Ses cheveux,

Ses mains,

Sa façon de jouer avec une mèche.

Mais le plus intense qu’elle avait éprouvé,

C’est lorsqu’il s’était confié,

Les yeux égarés,

Peinés,

Les sourcils froncés.

Pris totalement dans son histoire,

Il ne s’était rendu compte de rien.

Elle n’avait qu’une envie,

Le prendre dans ses bras.

Se peut-il que certains épisodes de notre vie

Que l’on croit bien réels

Soient aussi fantasmagoriques et symboliques que nos rêves ?

Avait-elle rêvé ?

S’était-elle inventé un scénario ?

 

 

19:20 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |