10/09/2007

Les Sens

La vie a le goût des sens 
Souffle des mots d'espoir
Souffle des mots d'amour
Souffle des mots de toi
Pour honorer les mémoires
Pour que l'air soit moins lourd
Pour que l'air soit moins froid
Offre tes belles lumières
Aux errants des ruelles sans réverbères

Dans les profondeurs intimes de lettres
Par la main le songe à l’estompe affiné
Sous les maux oscillent les origines de l’être
Les lettres matérialisent les frontières
Entre rêve et réalité, des ponts de verre
 
Que tout retentisse en toi
Que tout se réveille en toi
que tout se ranime en toi
Remets-toi en chemin
Rythme le temps de ton souffle de vie

L’espoir entrouvre des portes que rien n'empêche de pousser
Alors naîtra la source où je boirai dans tes yeux lumineux
Nous goûterons alors du vent et des parfums d'éternité
Allons, prends ton envol, vole et viens  

20:35 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/09/2007

Le retour du moineau

Au cœur du nid des oiseaux de métal,
Dans l’attente de l’un d’entre eux qui tarde à se poser,
L’impatience de quelques-uns devant le tableau digitale,
D’autres plongés dans la lecture. 

Lieu où règne insouciance, tristesse, peur et doutes des hommes, 

Larmes de joie, d’émotions, de tristesse,

Précipitations, va-et-vient, bousculades,

Agitations, impatiences et froideurs,

Emporté par le mouvement du voyage des hommes.

 Lieu entièrement dominé par la main humaine,
Aucun arbre, aucun brin d’herbe,
Absence de ciel bleu, de nuages et de soleil,
Béton à perte de vue où la nature semble inexistante. 
Aucun végétal, aucune verdure, aucune fleur,
Seules traces issues des mains de l’homme, 
Assise sur un rebord de trottoir à flâner dans mes rêves,
Il s’est présenté devant moi,
Quelques sautillements pour se rapprocher,
On aurait dit qu’il voulait m’apprivoiser. 
Par quel chemin est-il arrivé à moi,
Par quel miracle est-il l’unique représentant de la nature,
Lui près de moi et le temps s’est arrêté,
Le temps d’un biscuit partagé. 
Est-ce toi, petit moineau, qui m’avait célébré autrefois,
Est-ce ton frère à qui tu as conté notre histoire,
Ou, es-tu porteur de message,
Ou mieux encore mon ange gardien.

M’apportes-tu le feu sacré

 

Merci pour ce moment petit moineau,

Merci pour cet instant si beau,

J’espère à bientôt.

 

21:05 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/08/2007

Strip-tease

Faire onduler mes battements de cœur,
Sensualiser mes regrets,
Caresser mes complexes,
Laisser tomber mes pourquoi,
Dégrafer un à un les boutons de la honte,
Laisser entrevoir les faiblesses,
Faire tournoyer mes paradoxes,
Lancer mes envies,
Débrancher les prises de tête,
Déchirer le voile de mes illusions,
Ouvrir la fenêtre sur mes secrets les plus sacrés,
Couper les sonneries intempestives de mes connections égocentriques, Quitter le tumulte de mes sempiternelles futilités,
Mettre la pédale douce à mes fringales,
Traverser le chaos de mes peurs,
Dévoiler souverainement mes priorités,
Percevoir ma sensibilité accrue,
Offrir chaleur, feu et passion,
Et enfin, jouir de voluptueuses perceptions extrasensorielles,
Et me délecter de l’Essentiel avec discernement.
  

12:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

11/08/2007

Jouis-Sens

Je musarde au hasard,
Sans craindre de m’égarer.
Un voyage étrange et crédule,
Un égarement malicieux et enchanté,
Une randonnée pensive ou frivole.

Je laisse mes pas courtiser à leurs grés,
Une forêt, un ruisseau, un arbre.
J’écoute, je flaire, j’accueille et m’abandonne,
Je respire le frémissement,
Et entre délicatement dans l’authenticité de l’esprit.

Dans une extrême lenteur,
Je puise dans mes ressources l’expression profonde de mon lien au Soi.
Je goûte au parfum,
Émanations de ce voyage vers les chroniques de l’âme.

Sur l’arc-en-ciel de l’extase,
Je vibre à l’unisson,
Je suis une et multiple,
J’ai le cœur qui oscille, palpite, et vibre.

Le sang qui brûle,
Et des rêves plein la tête,
A l’intérieur de moi fusionnent énergie et fragilité,
Et j’hume l’air du temps.

Une totale disponibilité de mes sens,
Corps, cœur et esprit,
Je me laisse traverser, envahir pas les émotions.
Je pleure, je danse et je ris.

Le flux et le reflux de mon énergie.
L’échange entre le dedans et le dehors.
Mon biorythme est capricieux
Et m’invite à l’égarement.

Je m’autorise quelques extravagances.
Je suis qui je suis dans mon originale diversité.
Incubation, accroissement et force,
Dissolution, mort et renaissance d’un cycle.

17:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/07/2007

Regard

Qu'est-ce qui n'est pas désespérant pour un regard lucide ?
Qu'est-ce qui n'est pas futile pour un regard désespéré ?
Un regard qui palpe et interroge,
Sonde et caresse,
Pénètre et étreint,
Cherchant à savoir.

Gravité du regard,
Regard doux et ardent,
Regard qui gêne,
Décourage,
Impressionne.
Regard qui creuse autour de soi la solitude,
Regard qui trahit,
Regard qui pense.
Mais au bout,
Regard transparent,
Regard vrai.

21:56 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/07/2007

Croire ou rêver

 On ne regagne jamais qui l’on a commencé à perdre,

Mais on peut rencontrer l’autre qui se cache derrière.

Elle l’avait rencontré à la croisée des chemins.

Elle avait consenti un bout de route,

Sans penser que cette dernière avait une fin.

Ils ont fait l’un et l’autre le tour du propriétaire,

Tout en préservant l’intimité de chacun.

De là où ils sont allés, ils ne sauraient tout à fait refluer.

Elle ne savait pas parler la langue de l’amour,

Mais elle voulait être un OUI ouvert,

Un OUI du fond de l’âme.

Combien se sont pendu au cou de leur partenaire

En exprimant la puissance de leur sentiment.

Et à peine déclaré qu’ils se sentent déjà moins aimant.

Elle, elle s’était pendue aussi à son cour,

Mais c’était pour tenir sa promesse mot pour mot.

Mot pour mot, elle avait exprimé ce qu’elle ressentait tout simplement.

Non, n’était pas folle, dévoreuse ou castratrice.

Simplement gauche des mots qui se prononcent.

Et lui, il dansait en virtuose

La valse du pas en avant, des deux pas en arrière.

Étrange sensation, elle avait l’impression de l’avoir connu en raccourcis

Au cours d’une seule soirée.

Toutes les formes de l’amour avaient défilé

Sans passer par la plus courante, la plus merveilleuse.

Elle avait pris le temps de le regarder,

D’aimer sa voix,

Ses yeux,

Ses lèvres,

Son cou,

Ses cheveux,

Ses mains,

Sa façon de jouer avec une mèche.

Mais le plus intense qu’elle avait éprouvé,

C’est lorsqu’il s’était confié,

Les yeux égarés,

Peinés,

Les sourcils froncés.

Pris totalement dans son histoire,

Il ne s’était rendu compte de rien.

Elle n’avait qu’une envie,

Le prendre dans ses bras.

Se peut-il que certains épisodes de notre vie

Que l’on croit bien réels

Soient aussi fantasmagoriques et symboliques que nos rêves ?

Avait-elle rêvé ?

S’était-elle inventé un scénario ?

 

 

19:20 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/06/2007

À chacun sa vision du monde parfait

J’ai vu récemment un film dont un passage m’a particulièrement attiré l’attention. Le héro, sachant qu’il allait mourir s’est enregistré en vidéo pour pouvoir dire à son fils, non encore né, certaines visions de la vie. J’aimerai les partager avec vous, vous invite à la réflexion et peut-être, pourquoi pas, en discuter ensemble. En voici un extrait :

 

« Il faut surtout savoir que le monde n’est pas parfait. La vie c’est plus dur qu’un casse-tête chinois mais même dans les pires moments, il faut garder la foi.

Établis une liste, la liste des choses qui te semblent les plus importantes. Les 10 choses les plus importantes pour toi. Écris-les sur un papier. Personne ne peut réaliser les 10. C’est impossible. Si tu en réalises 5 ou 6, c’est pratiquement gagné. Tu te seras rapproché au maximum de ta vision du monde parfait. La vie passe plus vite que les vacances d’été. Alors profites-en. Profites de la vie. Profites-en bien. »

11:27 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/06/2007

Supplice

Ceux qui pensent tout voir

Et tout savoir

Sont bien souvent obscurcis de tant d’essentiels.

À l opposé du mal, le bien est imperceptible.

 

Ces sentences ne sont pas ce que tu aurais dû relater,

Parce que cette existence n’est pas ce que tu aurais dû endurer.

Écrire pour ne rien attendre de personne,

Comme si tu désespérais de tous.

Certains mots ont un goût mortifère.

Des mots sans souvenirs,

Des mots perdus comme tu l’étais toi-même.

Le plus futile,

Le plus indispensable,

Le plus accessible,

Le plus direct

Reste dans ton stylo.

 

Rendue à ta barbacane séquestration,

Tu lances les termes à la tête du lecteur avec la sauvagerie du défi,

Mais ils n’y voient que l’art.

Peut-on transmettre ce qui n’est sans doute pas reconnu à soi-même ?

À quoi ça sert d’être bien en étant comme un autre ?

 

Quelquefois tu éprouves une sensation de vouloir regagner un univers inconnu,

Flottements célestes où se décomposent les grillages de l’être,

Où les étoiles se rattrapent dans leur moelle.

Ce pays de l’au-delà où se composent ces flux opposés

Dont les bouleversements régissent les histoires,

De la même façon que germent les manifestations météorologiques,

Les nuages,

Les vents,

Les mouvements de la mer.

 

Tu entrais en communion avec des espaces insoupçonnés

Où s’inscrivent toutes les empreintes de la douleur.

Pas seulement celle perceptibles des hommes,

Mais aussi les lamentations des arbres amputés,

Les maux des animaux torturés,

Les gémissements de la planète malmenée,

Ravagée,

Les humiliations faites à l’oxygène,

À la couche d’ozone.

 

Impossible et vain de faire comprendre cette inconditionnelle souffrance.

Et cette souffrance te fait vivre dans la honte,

Tu la dissimules,

Tu la camoufles.

Tu n’as jamais traité avec elle,

Mais elle tentait toujours de traiter avec toi.

Tu savais qu’elle t’empêchait de vivre,

Et tu t’es toujours employée à la combattre.

 

Ceux qui pensent tout voir

Et tout savoir

Sont bien souvent obscurcis de tant d’essentiels.

À l opposé du mal, le bien est imperceptible.

 

 

15:23 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/06/2007

Un été

Un été va commencer tel qu’on n’en verrait plus jamais de semblable.

Celui au cours duquel elle va coucher sur le papier l’expiration d’une âme dépouillée.

Les choses ont mauvais haleine.

Il s’est fait comme un nœud dans le fil de sa vie.

 

Ce matin, elle s’est levée les lèvres putréfiées,

Les mains épineuses

Et le regard moite.

 

Ce matin, elle a trouvé son compteur cassé.

À force de l’avoir souvent remis à zéro, il s’est brisé.

Comme quoi, rien n’est éternel.

 

Sentiment de malaise de n’être que rarement à l’unisson,

De se sentir coupé des autres,

De s’éprouver différentes,

D’où une mélancolie profonde.

 

Venue au monde par une nuit sans lune,

Au plus noir de la plus sombre des forêts,

Elle dût pousser à la dure très tôt,

Souvent seule et rarement libre.

Pénible condition mais son regard restait tendre.

 

Plus rien, désormais, ne sera comme avant,

Elle évoluera plus secrètement au cœur d’un monde plus terrible,

Elle vivra plus absurdement sous des cieux plus vides.

Quel tumulte,

Charivari de passions,

Orgie d’exaltation et de souffrance,

Gaspillage ardent …. Au final elle n’en peut plus.

 

Son opiniâtreté est imbécile et incontrôlable.

 

Sacré emploi du temps.

C’était épuisant.

Il n’y avait plus guère de place pour autre chose.

Le combat douteur, à l’incertaine issue.

Chagrin latent,

Rongeant comme un acide tous les liens noués avec le monde,

Avec l’avenir.

Comme une béatitude à l’envers.

 

On dit que le malheur purifie le sang.

Pourtant il l’a fait amère,

L’a rendue révoltée.

Ses aventures,

Ses liaisons,

Ses intrigues,

Ses combats,

Ses victoires,

Ses défaites.

 

Que dérive, sur la mer déchaînée, le frêle esquif à bord duquel elle se mutine et devient seule maîtresse.

Qu’on la laisse à son mépris de cette époque.

Elle est de ces temps anciens que rien ne peut actualiser.

 

Elle est exclusive.

Elle n’est pas civilisée.

La rumeur ne coure-t-elle pas qu’un épileptique guérit de son mal s’il boit le sang encore chaud d’un gladiateur à même sa blessure.

 

Un été va commencer,

Celui au cours duquel une âme va expirer.

14:02 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/06/2007

Tournent les saisons, passent les années.

Tournent les saisons, passent les années.

N’est-elle qu’une simple femme qu’on prend ? Qu’on laisse sans espoir d’avenir ? Un échange de peau ? De solitude ? D’énergie vitale qui n’engage rien d’essentiel ? Une simple affaire de corps ? N’est-elle qu’un acte banal ?

Au bout de toutes ces questions, une seule chose certaine, une seule réponse : Elle n’en peut plus. Même les mots ne suffisent plus.

Elle est comme un cancer irréversible. Cette espace qui la ronge, qui la tire dans toutes les marques de souffrance. Pas seulement celles visibles des hommes, mais aussi les plaintes des arbres mutilés, les douleurs des animaux torturés, les gémissements de la terre maltraitée, saccagée, les injures faites à l’air, à la fragile enveloppe protectrice de l’atmosphère.

 

Tournent les heures, passent les jours.

Quel leurre d’avoir imaginé un futur meilleur. Naître dans la boue c’est être voué à y rester. Bulle d’air et rien d’autre. Tout n’est qu’invention. Elle ne veut plus entendre de moralité, elle ne veut plus être rassurée. Elle est fatiguée et aimerait qu’on la laisse dormir ou plutôt que le sommeil vienne la chercher. Elle a bien tenté d’appuyer sur la pédale avec l’espoir de rencontrer un obstacle.

Son cœur est comme rempli de débris de verre qui au moindre battement déchirent l’intérieur.

Inexorable agonie, tumulte permanent. Effroi, révolte, accablement, tout est si compliqué, si étrange, si inextricable.

 

Tournent les minutes, passent les heures.

Un fouillis de questions la harcèle, elle s’interroge, elle scrute …Et soudain la foudroyante conscience qui lui dit qu’elle n’est rien, moins qu’un brin d’herbe.

Comment peut-elle continuer de vivre devant pareille révélation ?

Il y a celle qui vit des jours maudits, il y a celle qui souffre de solitude.

Qu’ont-elles de commun ? Toutes deux sont continuellement à la mort.

Elle voit le monde, pense le percevoir. Mais comme un mirage, il se dissout lorsqu’elle s’en approche, se défait, se dilue, perd la réalité qu’il semblait avoir l’instant où elle éprouvait le besoin d’y pénétrer.

Elle voudrait rencontrer en elle la terre ferme de quelque certitude mais n’y trouve que sables mouvants.

 

Tournent les secondes passent les minutes.

Atmosphère pesante, sensation d’être toujours décalée.

Personne n’ayant le courage de l’apprivoiser. Loch Ness.

Et cette blessure qui ne cesse de saigner, qui la souille, l’avilit, qui veut dépouiller sa dignité et finit par la persuader qu’elle n’est qu’une minable.

Éboulement à l’intérieur de l’être. Sentiment de malaise de n’être que rarement à l’unisson, de se sentir coupé des autres, de s’éprouver différente.

Fatiguée, elle est vraiment fatiguée. Plus l’envie de se battre, plus l’envie de tenter de comprendre. Elle se sent médiocre.

 

Si chacun a son ange, dites au sien de venir la chercher.

15:01 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/06/2007

Le point du non-retour

Pauvre naïve, les pieds dans la tombe, elle crève à l'intérieur à petit feu. Sur l'océan, elle s'est échouée.

On lui avait promis qu’elle toucherait les étoiles.

Elle y a tellement cru mais Vous !

Oui Vous !!!

Vous avez franchi les barrières du non retour.

Au nom de quoi ?

Au nom de qui ?

Alors, elle est là, et ça la mord, encore et encore…

Cet univers frivole où chacun tente par quelques entreprises de séduire.

Puis, après avoir joué de ses charmes, laisse l'héroïne tragique sombrer, mais . . .

Elle se sent poisson échoué qui expire.

Et quant elle observe la vie, elle voit rôder la mort…

La vie a tout fait pour la débaucher et seule la mort pourra la moraliser,

Seule la mort pour soulagement.

Elle a été trahie.

Quel exercice terrible de ne pas être comme le passé l’a moulu.

Ce moule, fabriqué avec les gens de passage,

Alchimie d’un bref instant qui fait de nous tout ou rien.

Seigneur de la débauche et des plaisirs turpides,

Tu veux posséder son âme.

Parfois elle se tait,

Parfois elle en parle,

Parfois elle rumine,

Parfois elle l’exprime…
Parfois elle l’écrit,

Parfois elle se cogne sur un mur,

Parfois elle rougit,

Parfois elle tourne au vert.
Ou elle l’avale, le crie, le pleure.
Parfois elle se venge, des fois  elle oublie, ou vit avec.
Des fois elle réfléchit, analyse, en tire des leçons.
Elle grille une cigarette, des cigarettes,

Parfois elle se gave, ou devient anorexique.
Elle écoute du blues, des fois du classique.
Elle regarde un film drôle, ou un film de Woody Allen.
Elle dort.

Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? se demandait Pascal.  

Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige !

Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ;

Dépositaire du vrai,

Bourbier d’incertitudes et d’erreurs ;

Gloire et rebut de l’univers.

 

Elle a cru en vos paroles,

En vos mots,

En vos regards,

En vos actes.

Maintenant elle ne croit plus en rien

Ni personne,

Ni femmes,

Ni hommes,

Ni parents,

Ni amis….

Elle ne croit plus qu’en la mort.

Celle qui la délivrera de votre présence.

Celle qui ôtera ce virus indescriptible et insupportable qu’elle porte en elle.

 

Elle attend la mort,

Elle a dépassé la limite du non retour,

Fini le courage,

Fini l’espoir,

Fini les croyances,

Juste la mort,

Non pas la mort humaine,

La mort d’un corps,

Mais la mort d’une âme.

Aujourd’hui elle enterre son âme et en fera le deuil comme il se doit.

Place à l’âme débauchée, puérile.

10:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/05/2007

mots défaits

Une femme est assise,

Puis couchée,

Puis de nouveau assise.

C’est moi.

 

Je ne saurais pas vous décrire ce que je ressens parce que je ne connais pas les mots pour qualifier ce qui me hante au point de me laisser croire que tout pourrait changer, mon monde, le vôtre, le leur.

Nous sommes tous grain de sable et le moindre grain a son importance, sa puissance, certes.

Ne pas donner de biens mais donner de soi-même.

 

Une femme est couchée,

Assise,

De nouveau couchée,

C’est moi.

 

Je me fous des combats que j’ai menés.

Je me moque de mes nuits noires et de mes dimanches.

Je ne renoncerai jamais à l’espoir.

Parfois mes pensées me donnent le vertige.

Personne ne pourra voler mes souvenirs.

 

Une femme est debout,

Puis assise,

Puis à nouveau debout.

C’est moi.

 

Mon cœur est un arbre lourd de fruits à cueillir et distribuer.

À quand le jour de ma récolte ?

Dans quel champs ai-je jeté la graine et en quelles saisons oubliées ?

Quand le gardien de la nuit viendra-t-il emplir ma lampe d’huile et l’allumera ?

Beaucoup de choses demeurent dans mon cœur inexprimés car moi-même ne peut révéler mon plus profond secret.

 

Une femme est assise,

Puis debout,

Puis à nouveau assise.

C’est moi.

 

Où est le plein midi de mon crépuscule ?

Je suis entre la naissance et la mort.

Retenir c’est périr et je me retiens.

La nuit ne s’achèvera donc jamais…

Avec pour seule, éternelle complice, une cigarette, toujours la même, dirait-on, toujours recommencée comme si on attendait d’elle une réponse qui ne viendrait pas.

 

Une femme marche,

Puis est assise,

Puis à nouveau marche.

C’est moi.

 

Moi qui aime la ponctualité, j’ai raté mon rendez-vous.

Non pas que j’étais en retard mais terriblement à l’avance.

Il faut dire aussi que je suis née en retard même si j’étais prématurée.

La misère morale qui m’accablait étant gosse, en butte à la brutalité, à l’injustice des adultes ou aux moqueries des garçons de mon âge.

Je demeurais les bras ballants sans voix.

Seuls les larmes et mes bulles de rêves.

 

Une femme est debout,

Puis accoudée,

Puis à nouveau debout.

C’est moi.

 

Aujourd’hui, je ne crois plus à la fertilisation par le désespoir, vieille baudruche judéo-chrétienne.

Force m’est de constater que toute peine me harasse, que l’affliction m’exténue, que le malheur m’abrutit, que la désolation me crétinise.

À quoi bon mêler toujours émotions et sentiments ?

Pourquoi ébaucher ce flirt des âmes toujours si parasité de restrictions mentales qu’il tourne immanquablement à la fraude ?

 

Une femme est assise,

Puis couchée,

Puis à nouveau assise.

C’est moi.

 

J’ai toujours eu des lâchetés inutiles et des courages catastrophiques.

Personne ne traduit-il donc jamais personne ?

Et si je le fais, serait-ce cette raison d’être éternellement rejetée.

De faire peur comme si j’étais voleuse d’âme ?

Castratrice de la pensée ?

J’ai trébuché dans le temps, aujourd’hui je dérape dans le sang.

En quête d’un absolu dérisoire, exigeant tout, c’est-à-dire pas grand chose.

Les jeux de mots sont défaits – des faits.

 

Une femme est assise,

Puis couchée,

Puis couchée à jamais.

C’est moi.

19:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

20/05/2007

Partir

 

Partir, vivre différemment,
Cette phrase germe en lui de jour en jour.
Mais que rien ne fasse dériver ton chemin.

Certaines voies plaisent plus que d’autres,
Captivent,
S’unissent avec ses rêves,
Ses désirs,
Ses aspirations.
Rien que les voir et tout s’embrase en lui.

Un jour, partir,
S’arracher à l’étau,
À l’ennui,
Aller à la rencontre du monde,
De personnes claires et aimantes,
À la rencontre d’une vie délivrée de la souffrance et du mal.

Partir, partir….
Trouver la capacité de partir.
Marcher pendant des jours et des jours.
Ne sachant pas où les pas le portent mais peu importe.
Simplement marcher, marcher.
Aller toujours plus loin sans s’arrêter,
Sans se retourner.
Fuir ce qui l’oppresse,
L’enferme,
Le tient comme dans une tenaille.
Toujours en lui cette nostalgie de je ne sais quoi,
Ce besoin irrépressible d’une vie libérée de toute attache,
Une vie émancipée et riche,
Vaste,
Intense,
Une vie où ne règnerait que bonté,
Compréhension
Et lumière.

Partir ne fait pas mourir le passé,
Mais permet de renouveler l’oxygène,
Nettoyer les impuretés,
Et vitaminer l’esprit.

Pars..... et reviens vite.

 

17:00 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

 Comme un oiseau

Comme un oiseau,
Voler dans les airs
Pour admirer les merveilles de la planète.
Sensation enivrante.
Survoler les montagnes.
Vertige.
M'élancer dans le ciel,
Les arbres sont majestueux,
Danser avec le vent,
Survoler les plaines.
Perdre de l'altitude,
Prendre de la vitesse,
Etre léger, paisible et tranquille.
Découvrir le monde,
Par-delà les monts et les nuages,
Effet majestueux.
Je plane,
Au mépris de la main humaine,
Laissez-moi.... je voyage....
Mon corps est présent mais mon esprit est loin.
Je voyage.... je suis dans des contrées lointaines,
Plus rien n'a d'importance.
Je suis loin, plus rien ne compte....
Je voyage, sans bagage.... libre.... légère,
Comme l'air mon esprit est déjà loin.
Et mon corps est encore là.
Je suis là-bas quelque part,
Loin de tout et surtout de Vous.

16:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/04/2007

Beaux parleurs

Mes amis, méfiez-vous des beaux parleurs,

Leurs  paroles raisonnent d' après leur imagination, et non d' après les faits ;

Ce sont des charlatans du cœur et de l’esprit

Ils vous conseillent de grandes théories, non applicables pour eux-mêmes.

Ce sont d'aimables enchanteurs, mais de très dangereux séducteurs.

Le monde en regorge aujourd'hui, de beaux parleurs,

De ces beaux parleurs qui, tels les Pharisiens disent mais ne font pas...

Ils vous parlent toujours de cœur parce qu'ils en manquent.

Oh ! On peut fort bien parler d'amour, et être comme pas un pour les autres.

Que valent alors toutes ces belles paroles,

Toutes ces protestations ?

Méfiez-vous des beaux parleurs!

Ce flot de belles paroles qui paraissent jaillir d'un feu qui brûle à l'intérieur,

On ne s’en rend pas compte tout de suite mais ça "sonne creux" !

Et comment n'être pas encore plus sur nos gardes quand il semble supposer que les expressions de l'amour peuvent être vides d'amour ?

Ainsi, les gestes de l'amour pourront aussi être mensongers au point de pouvoir être commandés par un égoïsme sordide !

Alors, non seulement ça "sonne creux", mais ça "sonne faux".

Voilà bien déjà de quoi nous faire réfléchir.

Sont-ils des cœurs secs ? Je ne pense pas, non.

Mais ils tentent de vous emporter dans leur abîme, leur gouffre.

Méfiez-vous des beaux parleurs.

Des hommes se réveillent le matin et parlent.

Ils parlent de tout et de rien.

Leurs discours sont beaux et séduisants.

On leur prête l’oreille.

Ces messieurs croient détenir la vérité,

Ou plutôt, ils disent qu’il n’y a pas de vérité.

L’un d’eux laissera à la postérité cette formule qui résume à merveille leur enseignement : "L’homme est la mesure de toutes choses".

Ces beaux parleurs se plaisaient tout simplement à semer le trouble dans l’esprit de leurs auditeurs ou de leurs lecteurs.

Ils se disent bienfaiteurs et vous parlent avec le trémolo dans la voix ou dans la rime.

Les paroles viennent confirmer ce que la vie dit déjà par elle-même.

Non, je ne juge pas, je constate.

Les sophistes, ils sont nombreux,

Ce sont ces écrivains soi-disant insoumis aux partis politiques...

Pour eux, la vérité se trouve seulement dans leurs respectifs partis.

Ces messieurs qui vous avancent des informations inventées par eux-mêmes.

Ils cherchent à racoler, à vaincre.

Ils sont à priori convaincus d’avoir raison.

Et ils mettent en jeu tant d’artifices et d’astuces de la parole.

Ils savent, et les autres ne savent pas.

Les sublimes sont ceux qui traitent de l’esprit.

Méfiez-vous, apprenez à lire entre les lignes.
Et je me demande bien souvent s’ils sont des cons abscons car leur langage vous est inaccessible.

17:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

15/04/2007

Dans mon jardin

Dans mon jardin,
Il y a l'amour,
Pas celui de l'illusion et de l'hypocrisie,
Mais celui de la pluralité des sentiments,
Sans idéal car l'idéal le fâne.

Dans mon jardin,
Il y a la douceur du temps suspendu,
Les doutes y sont chassés
Et les différences acceptées.

Dans mon jardin,
L'amour a ses quatre saisons
On ne craint pas le noir
Car la lumière est en soi.

Dans mon jardin,
On n'imite pas l'événement,
On ne l'anticipe pas,
On produit le présent,
On ne vit pas par procuration.

Dans mon jardin,
On habite nos rêves,
On fait fi des matières,
Et on cultive la vérité.

Dans mon jardin,
Les mal intentionnés ont été vite piqués,
On n'y pénètre pas facilement.

Dans mon jardin,
On y goûte toutes les saveurs,
On y sent tous les parfums.

11:30 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/04/2007

Un silence…

 

Un silence...

Aussi aigre qu’une saveur amère,

Aussi lourd qu’une larme,

Aussi léger qu’une feuille,

Aussi envoûtant qu’un charme,

Aussi blessant qu’une lame,

Aussi dangereux qu’une arme.

Un silence…

Plus sonore qu’une parole,

Plus expressif qu’un déni,

Plus bruyant qu’une clameur,

Plus corrosif qu’un mépris,

Plus enflammé qu’un brasier,

Plus cruel qu’une agression.

Un silence…

Pouvant contenir de sourdes et soudaines complaintes,

Pouvant abonder de ces murmures muets tant espérés,

Pouvant revêtir la noirceur d’une froideur acérée,

Réfléchissez avant de ne pas parler.

11:15 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/04/2007

Au-delà

 Au-delà de mes souvenirs,
De mes rêves,
De mon savoir,
De mes désirs,
De mes sensations ;
Derrière l’écran où se forment,
Se marient,
Se dissolvent
Et se recomposent incessamment des images mentales ;
Au-dessus de ma raison ;
Plus loin que ma conscience,
Réside de mon être blanc,
Marbre enfoui,
Pareil à ces idoles des Cyclades,
Sans traits et pourtant humaines,
Visages à la fois exacts et indéterminés,
Non pas figures,
Mais hiératiques emblèmes de la figure.
Que j’arrête en moi le flot ;
Que je fasse le silence et l’immobilité,
J’entre dans la lumière et la paix des profondeurs.
La force et la joie de l’unité me poignent.
Je suis mon origine,
Ma fin et mon éternité.
Je suis venu pour être.

18:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/04/2007

Je rêve

 Une rencontre
C'est un instant décisif,
Une porte, une fracture,
Un présent qui marque le temps
Et crée sa continuité.

Je suis entre l'univers cartésien
Et celui du rêve,
Je suis dans un autre temps,
Dans un monde où il est encore permis de rêver,
De s'octroyer ces instants présents de vie ultime.

Je suis tel l'équilibriste funambule
Se laissant soutenir par l'événement.
Je rêve d'être licorne
Chérie par les dieux
Et caracolant dans la forêt magique,
Ne se laissant jamais enfermer
Pour ne pas mourir de tristesse.

Les idées larges, ouvertes
Sont le gage de la liberté.
Vous pourrez tout me prendre
Sauf ma liberté de penser,
Personne ne sort indemne de la recherche de soi,
Une recherche constante,
Celle de tous les instants
Qui font la vibration de notre âme
Aux couleurs et effluves,
Senteurs profondes de la vie.

Un monde que l'on découvre en soi,
Qui passionne,
Je suis une nomade,
Une nomade qui se refuse obstinément à se sédentariser.
Le monde est mon pays.
J’ai choisi d’être nomade,
D’être une citoyenne du monde.

On va se promener où on veut,
On sait ce qui se passe partout…
Et on ne sait pas ce qui se passe au-dedans de soi-même.
Et mon âme voyage et vole.
Qu'il est bon d'être léger
Un monde où tout est réinventé

18:04 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/04/2007

Péplum

 

Péplum en négatif dans ta mémoire,
Cherchant dans les sons l'éclosion du prochain mot à jamais dit,
Ces chuchotements de la conscience quand elle se fond entre les gestes,
Ombre des mots,
Ombre des faits,
Ombre des gestes,

Un texte fait de sang,
La grande muraille des sentiments,
Le cœur qui bat sous la poitrine,
Perce-voir par delà l’ombre de la morale,
Vivre l’intensité rarement atteinte en cette époque.

Au delà des mots,
Au delà des vies,
Au delà des morts,
Brulûres intensives dans les jambes, les bras et le ventre,
Un bruit sourd et étrange gagne l’être tout entier.

Temps présent, qui ne compte plus, qui n’est plus rien.
Le seul système serait solaire,
Il s’agirait de vivre alors un maximum d’intensités,
Pour le meilleur et pour le pire,
Dans des orgies intraduisibles dont le seul nom est l’Indicible.

Légitimer tous les délires,
Légitimer tous les désirs,
Légitimer toutes les révoltes,
Anarchie d’astres sublimes,
Légitimer la peur,
Légitimer les transgressions et la folie,
Légitimer les privilèges d’une pensée rare et sublimée.

Un regard peut éveiller l’autre soleil qui gît en toi.
Cette lueur céleste inscrite en l’homme,
Au plus profond de ses entrailles.
Les lèvres muettes de l’espace temps digèrent le sens des précipices,
Des profondeurs jamais atteintes qu’un langage muet ne peut atteindre,
Même un langage très synthétique,
Mais qui n’aurait cette flamme en lui.

Toutes les présences de l’univers qui se répètent ici maintenant,
Et sans enfreindre aucune des règles,
Nous restons libres d’élaborer le cours d’une vie la plus parfaite,
La plus terrible,
La plus magnifique,
La plus magique des vies acquises étant toujours celle que l’on est.

Sommet des cimes de ton espace,
Sommet des cils de ton regard,
Sommet des cimes de ton amour,
Ce magnifique amour meurtri par la matière.

Quitte à crever enfin pour vivre,
Le centre de la vie est dans ton coeur.
Chaque seconde est un siècle,
Chaque mot est une bombe,
Chaque soupir est le royaume où le souffle s'élève vers les cieux les plus hauts,
Vers les cieux bienveillants qui président notre être.
Je crois que le plus bel hommage que l’on puisse rendre à cette planète,
à cette matrice qui nous fait vivre,
à cette vie qui vibre en nous,
Qui est en nous,
Et qui est nous,

C’est de faire l'amour le plus souvent,
Et faire l'amour ne veut pas dire n’importe comment,
N’importe quand,
Avec n'importe qui.
Car faire l'amour c'est être amour.
Et se laisser bouffer par l'autre,
Se déposséder de son égo,
De son petit moi bien égoïste,
Bien ridicule et bien mesquin.

Faire l'amour éternellement,
Comme inonder tout l'univers de cette fraîcheur qui vous emplit comme un grand souffle,
Pénétrer tous les arcanes de la nature,
Respirer et s'élever avec le regard dedans son oeil.
Renversement de la conscience à l’intérieur de la conscience qui se dédouble et se voit faire.

Point n’est besoin de voyager car le voyage est immobile,
Oui, le voyage est immobile, ainsi que la lumière,
Et dans la vie il y a la mort,
Et dans la mort, il y a la vie,
Et dans le regard il y a l'amour,
Et dans ton oeil est l'univers,
Et l'univers vit dans ton coeur,
Et ton coeur bat dans les lumières des galaxies de l'éternité.

Il y a une paix après la mort,
Mais on ne doit pas en rester là,
Sans cesse changer de cap,
Ouvrir des brèches dans l’horizon,
Fouiller les terres de la conscience,
Explorer l’ombre et la lumière,
Implorer les cieux et le silence,
La fin du vide, éternellement...
Le moindre instinct est sublimé en ne refoulant aucun désir,
Aucune terreur...

Mais j’aimerais sentir ta main contre la mienne en ce moment.
Je sais, bien sûr, la solitude, inexorable aux êtres humains.
Mais le fleuve du temps est si rapide que je voudrais une fois encore,
Une dernière fois,
La première fois,
Te dire ces rêves intraduisibles,
Ces vibrations si merveilleuses,
Qu’ouvrit un jour la clef des songes.

Il n’y a pas de réalité.
Il y a mille réalités.
Tout est sacré,
Tout vit,
Tout vibre,
Et le respect est une jouissance que teinte la tristesse de re-trouver l’Autre…

Quelques visions encore maintenant persisteront jusqu’aux entrailles, Jusqu’aux tréfonds de la connaissance que je peux avoir du réel,
Du vrai.
Et si tout cela ne fut qu’un Rêve ?


08:00 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

31/03/2007

C'est tout bonheur...

C'est tout bonheur...
De regarder une fleur,
De sentir le café du matin,
D'ouvrir les yeux et d'avoir un sourire,
De laisser fondre du chocolat sous le palais.

C'est tout bonheur ...
De faire sourire le conducteur d'à côté qui vous regarde parce que vous dansez en écoutant la radio.

C'est tout bonheur...
D'écouter la pluie tomber,
De faire rire un enfant,
De s'éclater dans la neige,
De sentir le vent vous caresser la joue.

C'est tout bonheur...
De rester sous la douche chaude un moment,
De se glisser dans des draps frais,
D'entendre au petit matin le chant des oiseaux,
De recevoir les câlins d'un enfant,
D'avoir la capacité de pouvoir se lever le matin.

C'est tout bonheur...
D'avoir des rêves d'enfant,
D'allumer plein de bougies,
De lire un libre,
D'entendre le fou rire d'un enfant qu'on chatouille,
De savourer la nature au printemps.

Le bonheur c'est maintenant


09:26 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

28/02/2007

Coquelicots

 coquelicots
Aujourd'hui, j'ai eu une pensée pour eux.
Pourquoi les coquilecots, je l'ignore.
Ce que je sais, c'est qu'ils disparaissent en nos régions.
Nul besoin d'attendre la saison pour parler,
J’avais envie de leur rendre hommage
Ces petits êtres si joyeux,

Coquelicoq Coquerico

Princesse de nos campagnes,
Petite fée des routes,
Herbe folle si fragile et frêle,
Insoumise et rebelle,
Délicate et robuste à la fois,
Tu remplis mon cœur de beaucoup,

Coquelicoq Coquerico

Vagabonde et rebelle,
Tu pousses de la rocaille,
Sauvage et indomptable,
Ecarlate, douce et troublante,
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme,

Coquelicoq Coquerico

Froissée par le moindre souffle,
Ondulante sur les champs de blé,
Dansante au vert de la prairie,
Incarnation de l'ardeur fragile,
Je suis à fleur de mots,

Coquelicoq Coquerico

Ephémère et saignante,
Remuées et torturées,
L'âme exaltante en pourpre souveraine,
Terrible amante de rouge passion,
Ce n'est pas moi Sainte Pivoine,

Coquelicoq Coquerico

Hypnotique à la douceur troublante,
Soyeuses pétales un peu froissées,
Au nombre de quatre composée,
Comme l'Eau, la Terre, l'Air et le Feu,
Si tu me cueilles, je suis fânée,

Coquelicoq Coquerico

Nous sommes les enfants des étoiles,
Les frères des bêtes sauvages,
Les parents de la terre,
Les cousins des jolis coquelicots,
Laissez-les vivre comme mes mots.

Coquelicoq Coquerico

22:23 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

19/02/2007

Le versant

Je suis le versant qui n’est jamais dans la durée
Perpétuellement à l’écart et pour l’éternité
Je suis le versant qui déambule 
Sans aboutir, sans espérer 
 
Je suis le versant qui cherche le dernier but
L’ultime porte qui ouvre le passage
Je suis le versant qui cherche une solution
Celui qui écoute les impulsions
 
Je suis le versant qui frappe quand on lui fait mal
Celui qui hurle comme un chien blessé
Celui qui recule mais montre les dents
Celui qui n’a pas peur de tomber dans la bourbe
 
Je suis le versant qui aime trop grand
Moitié homme, moitié femme, et leurs parts d’enfants
Je suis le versant qui aime sans exception
Aller très loin, au plus loin, celui du bout
 
Je suis le versant  qui ne fait pas mal
Celui qui agit comme un animal
Si tu n'en veux pas de ce versant-là

Reste du côté de l’autre versant.

16:12 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/02/2007

La petite graine

Une semence, une minuscule petite semence peut devenir un champ de bonheur.

Un peu de persévérance pour lui laisser le temps de pousser, juste le temps que ce bonheur soit mûr.

Toute l’intelligence est de trouver cette petite semence et surtout de la reconnaître.

L’amour est un fragment d’espoir

Un renouvellement incessant de l’Univers

Un parcours vers la destinée.

La différence ? Simplement là pour exploiter l’intelligence sans quoi un monde homogène aurait été triste à mourir.

Que celui qui trouve son autre moitié devienne plus abouti que l’humanité tout entière. L’homme n’est pas unique en soi mais lorsqu’il commence à aimer, il le devient. Il n’y a rien de plus parfait dans l’univers que deux êtres qui s’aiment.

L’amour c’est l’alpha et l’oméga de toute vertu. De l’un à l’autre, tout l’alphabet de vivre.

L’amour intéresse tout le monde et plus que tout.

L’amour céleste reste fidèle toute sa vie, parce qu’il s’est uni à une chose durable.

L’amour populaire périt en même temps que leur beauté.

 

Que votre semence prenne naissance dans votre champ et pousse jusqu’à maturité.

10:24 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/02/2007

Soleils en crêpes

Petite histoire tirée de Où es-tu ? de Marc Lévy. Trop belle que pour ne pas la partager. Contexte : Une femme pleure, une petite fille réagit.

 

Chez moi, au Honduras, il pleut beaucoup, pas des pluies comme ici mais des pluies très fortes qui tombent pendant tellement de jours qu’on ne peut plus les compter.

La pluie est si forte qu’elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous les toits.

Elle est si forte qu’elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit et elle coule à l’intérieur de ta maison.

Elle est intelligente la pluie et il lui en faut encore plus, toujours plus.

Alors elle cherche comment aller plus loin, et si tu ne fais pas attention, elle finit par atteindre son but, elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s’enfuit par tes yeux pour aller noyer quelqu’un d’autre.

Cette pluie que tu essaies de retenir en toi, c’est trop tard, tu l’as laissée entrer, tu as perdu.

Elle est dangereuse cette pluie-là, parce que dans ta tête elle enlève des bouts de cerveau, tu finis par renoncer et c’est comme ça que tu meurs.

Alors maman elle a un secret pour nous protéger de la pluie, pour l’empêcher de nous faire du mal : elle fait des crêpes et les lance pour qu’elles se collent au plafond.

Ça fait des soleils sous le toit et ça évite de pleurer.

 

S’il vous arrive de pleurer, demandez-moi, je vous ferai volontiers des crêpes.

11:03 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Ecriture

Quelle puissance que l’écriture.

Quelle magie, quelle évasion.

S’évader hors des sentiers battus.

Limite de la réalisation d’un rêve.

Plus fort qu’un uppercut.

Les mots pénètrent, prennent possession,

Font lever tout un magma

L’écriture pacifie, conjure.

Tant de choses à dire.

Tout se mêle et s’entremêle.

Passé, présent, futur.

Ce besoin d’écrire subordonné par un besoin de connaissance,

Par l’écriture, la permission de transformer, de créer, de recréer, de crier tout en douceur,

De se frayer un sentier dans la nuit.

Édifier du neuf, mais il faut au préalable détruire le vieux,

Faire place nette,

Mettre à mort l’enfant qui survit en soi,

Celui avec ses craintes, ses blessures,

Le souvenir des humiliations subies,

Ses révoltes, son ressentiment.

Besoin d’écrire par manque de parler.

S’affranchir de son histoire, de gagner son autonomie.

Mots qui permettent de dire ce qui a toujours été tu.

Posséder les mots et les laisser prendre possession de soi.

Aux muselés, aux censurés,

Aux proscrits des mots,

Aux étouffés par leurs mots laissés pourris dans la gorge ou le bout des doigts,

Que la force vous emmène pêcher vos mots,

Capturer vos phrases et délivrer vos cœurs.

10:12 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/11/2006

La folie

Depuis que j'existe je vous passionne,

Je suis votre passion la  plus profonde,

Votre amuse gueule,

Je suis celle qui vous montre l'absence de limite,

L’absence de sens,

Celle qui vous montre qu'une vie peut être vécue d'une manière différente.

 

Je rêve du jour où l'on va se rendre compte que je suis celle sans laquelle aucune société,

Aucune famille,

Aucun couple n’aurait pu fonctionner,

Car si vous ne savez pas encore,

Je fais partie de votre monde,

Je suis une partie à part entière de vous.

Je suis la partie que vous appelez déraisonnable,

Mais la seule qui vous permet de vivre pleinement

Et de jouir de la vie.  

Je suis celle que vous haïssez

Parce que je fais partie d’un monde imaginaire

Un monde tellement beau

Que vous tentez de repousser sous prétexte qu’il faut vivre terre à terre.

 

J’ose dire ce qui est dans mon cœur

Et mon visage le montre.

Je suis celle qui s'oppose à la réalité humaine

Celle qui s'oppose aux normes humaines,

Celle qui s'oppose aux règles,

Aux lois,

Aux exigences.

 

Oui je vois votre monde,

Vous avez une vie,

Un boulot,

Une maison,

Une famille,

Une vie sociale,

Des loisirs comme vous les appelez.
Mais vous n'avez pas l'essentiel

Je suis tout sauf une unité,

Tout sauf une loi,

Tous sauf une harmonie,

Je suis le sens perdu pour ceux qui en voyaient un.

Je suis celui qui rend la beauté belle,

Qui entretient la folie chez le fou.

Être fou veut dire avant tout être libre,

Être libre de tout jugement,

Ne pas être comme ceux qui se disent normaux.

On me juge et paraît-il que je dérange.

La raison vous trompe,

Votre raison vous usurpe.

Le désir de posséder,

Les choix que vous êtes obligé de faire,

L’envie et le dilemme qui se pose devant vous,

Chercher le sens perdu

Ou se laisser prendre par cette absence

Me fait vivre,

Moi,

Folie.

19:45 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/11/2006

Sujet ou complément

Le jugement m’angoisse.

Il me terrorise même.

Mais je n’ai pas envie de me comporter de manière afin d’obtenir votre affaire.

Je n’ai pas envie de choisir le confort,

La garantie,

Comme la majorité le font,

Au travail,

En famille,

Dans la rue,

Partout.

Et bien, regardez-moi bien.

Parce que ce soir, j’ai encore moins envie d’Etre un complément.

Ce soir, je vais être un sujet à part entière.

Je ne vais pas vous dire ce que vous voulez percevoir.

Ce soir, je fais ce que j’ai envie de faire sans m’occuper de ce que vous allez en penser,

Sans appréhender votre procès.

Etre moi-même sans m’inquiéter de ce que vous pourriez penser.

Demandez-vous si vous êtes un sujet,

Ou si vous êtes un complément.

Demandez-vous aussi s’il est important d’être ou pas finalement...

Le confort et la garantie du traditionalisme sont à peser en rapport avec l’incommodité et la hardiesse d’Etre.

J’ai ce besoin vital d’être moi-même,

Même si je me suis mise à dos les trois-quarts d’entre vous,

En sachant que le reste me prend pour une extravagante…

Et j’ai ce besoin d’aller jusqu’au bout.

Je me moque de ce que vous pensez de moi.

Sinon, quel enfer !

Je ne dormirais pas de la nuit.

Je viens de faire quelque chose d’assez important finalement !

Et si vous voulez mon sentiment,

Je trouve jubilatoire d’Etre,

Même si mes plaies ne guérissent pas!

Il est peut être plus reposant d’être un complément mais j’ai opté d’être un sujet.

20:04 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/10/2006

Invitation

Tout percevoir de toutes les façons.

Tout vivre de toutes parts.

Être la même chose,

De toutes les manières envisageables.

En même temps,

Accomplir en soi l’humanité de tous les instants,

En un seul instant diffus, copieux, entier et lointain.

Ordonne et ma parole contaminera.

J’ai toujours un soleil dans ma poche,

En cas d’extrême nécessité.

Se reconnaître à travers des mots,

Comme des fous entêtés.

Et sous la caresse de ces mots,

Diluer beaucoup de soi,

Pour répandre la lumière intense.

Et puis vient la pluie

Quelle étrange pluie de silences déferle,

Sur tes paroles d’autrefois.

Des mots sur un corps céleste.

Viens prendre un bain dans mes veines,

Viens te réchauffer comme autrefois.

Si tu veux savoir où je suis,

Va là où l’on ne dérange pas les verbes,

Le temps d’accorder tes mots aux miens.

Le silence est un projet à l’éternité

19:24 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2006

Arbre

Debout, l’oreille posée, écouter

Chuintements, bourdonnements, bruits de ville

Théâtre de curieuses expériences

Écouter, toucher, humer

S’adosser contre celui qui vous inspire,

Se détendre et se concentrer sur sa respiration

Prendre rendez-vous avec votre vitalité d’une manière plus végétale.

Narines et oreilles ouvertes

Mettre le mental au repos

Ouvrir nos portes sensorielles

Mieux habiter notre corps

Plonger votre regard dans le feuillage en amoureux du voir

Aller plus loin que le premier rideau, regarder au-delà

Aiguiser sa vue et aller au-delà des obstacles.

Comme dans la vie.

Ouvrir vos récepteurs sensoriels

Yeux fermés, mains tendues, parcourir le tronc,

Enjamber les racines

Retrouver une jubilation enfantine

Renouer avec la spontanéité de l’enfance

Reprendre confiance dans ses capacités physiques

Sentir au lieu de penser

Sentir un tronc, ses bourgeons, ses feuilles.

Identifier les odeurs.

Derrière chacune se cachent des images,

Des émotions.

Cerveau de l’olfaction

Siège de nos émotions et du plaisir

Laisser son corps pétiller

Craquements graves, sourds ou aigus

La détente cérébrale.

Le mental encombrant et trop bavard est congédié,

Laissant la place à la sensibilité et à la réceptivité

Chaque arbre, en lui, possède une qualité particulière

L’un invite à abandonner la lutte pour plus de douceur et d’harmonie.

L’autre suscite l’autonomie et le sens de la responsabilité

Pensée magique

Élixirs floraux pour le corps et l’esprit

Énergie tantôt vivifiante, tantôt apaisante

07:44 Écrit par Yvonne Kastou dans Essence, Esprit et Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |